‹ Histoire générale des beaux-arts, contenant plus de 300 illustrations d'après les œuvres les plus célèbresChapitre 113 sur 424 · LA PEINTURE. — PORTRAITS FUNÉRAIRES · texte numérisé non relu

LA PEINTURE. — PORTRAITS FUNÉRAIRES

chien, ou comme la parodie du jugement deSalomon, peinture qui paraît être l'imitation en grotesque de compositions sérieuses sur le même sujet. Quelles que soi?nt les restrictions à faire sur la valeur de ces peintures, elles sont en général élégantes, et leur grand nombre montre combien l'art avait pénétré profondément dans l'intimité de la vie antique.

Autres peintures romaines. — Les peintures de Pompél ne valent pas les peintures de la villa de Livie, ni celles du palais de César au Palatin, ni les Noces Aldobrandi/ies\ du musée du Vatican. Parmi les peintres qui se distinguèrent alors, nous citerons : une femme ^, Laïa de Gyzique, qui se plaça au premier rang parmi les peintres

de portraits; et Luaius,

le plus original des paysagistes de son temps.

Les paysages historiés

prennent de plus en

plus d'importance dans

le siècle suivant, comme F\^ 114 ^^ témoignent les cinq

Peinture funéraire, grandes SCènCS de V 0~

( gypte.) dyssée trouvées sur

l'Esquilin. Malheureusement les peintures des thermes de Titus, qui inspirèrent Raphaël dans sa décoration du Vatican, celles des thermes de Trajan, les grandes scènes mythologiques de la villa d'Hadrien et d'autres œuvres analogues qui existaient au temps de la Renaissance, sont aujourd'hui perdues.

Portraits funéraires. — Nous avons encore un assez grand nombre de portraits funéraires de l'Egypte exécutés entre le i" et le v* siècle de notre ère. M. Graf en a

Fig. 115.

Peinture funéraire.

(Egypte.)

1. Ce tableau, trouvé dans le sol des jardins de Mécène, appartint d'abord aux AldobranJini. Il représente un mariage mythologique. Le Louvre a quelques peintures pompéiennes. Des peiniures importantes ont été découvertes à Pompéi (maison des Vettii, cléc. 1895) et à Bosco-Réale (mars 1900).

2. Deux fresques de Pompéi représentent des femmes occupées à peindre.

IflN

recueilli une collection importante, quia été exposée quelque temps à Paris dans les salons de la Société pour l'encouragement des sciences. Cette exposition a appelé l'attention sur les œuvres analogues qui existaient dans les musées. On peut voir au Louvre les portraits de la famille de Pollius Soter, archonte de Thèbes au temps d'Hadrien. Ces portraits funéraires sont naturellement de valeur fort inégale ; mais ils sont en général remarquables par une expression de vie, par un caractère de personnalité, un cachet certain de ressemblance qui nous fait connaître un aspect vraiment nouveau de la peinture antique * . Quoi qu'il en soit, nous ne possédons aucune œuvre célèbre qui nous permette d'adopter les jugements des critiques de l'antiquité, qui expriment la même admiration pour leurs grands peintres que pour leurs grands sculpteurs, et l'on peut admettre que la peinture moderne l'emporte par l'éclat, la variété, la puissance et l'expression, sur la peinture antique. Mosaïque. Son importance à Rome. — Tapisserie. — Peut-être le jugement des anciens nous paraîtra-t-il moins difficile à justifier en présence de la mosaïque de Pompéï la Bataille d'Issus ( V.

p. 133 et suiv.). La mosaïque a été celui de tous les arts que les Romains ont le plus pratiqué, et ils en ont fait pour l'ornement de leurs habitations un aussi grand usage que des étoffes. Partout où ils ont étendu leur pouvoir, même dans les pays les plus retirés, loin des grandes villes, même au milieu des montagnes 2, on trouve des mosaïques parfois

1. Ce caractère se montre mieux encore dans les bustes funéraires en gypse peint originaires d'El Kargeh et qu'on vient de placer au Louvre (1892). Comparer ci-dessus, p. 8 et suiv., l'/^.gypte pharaonique. . î. Par exemple dans les Pyrénées, à Bielle, à Pont-d'Oly, à Lescar. La mosaïque de Lescar découverte il y a quelques années, n'a pas été conserva.

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fié

Fig. 116. — Peinture de Pompeï.

mosaïque. — TAPISSERIE. — GRAVURE 199

considérables. On en trouve en Algérie, en Tunisie, comme en Angleterre et en Transylvanie. Les mosaïstes romains procèdent de l'école de Pergame. Des répétitions romaines du Plancher non balayé de Sosos ont été trouvées dans la villa d'Hadrien, sur l'Aventin, et en Algérie. Citons encore les Quatre saisons à Lambessa, le Triomphe cC Amphitrite découvert à Hippone (1902), les bustes de philosophes et de poètes à Cologne, le Combat d'animaux de la villa d'Hadrien, les Scènes de chasse de Lillebonne (8 m. 56 sur 6 m. 60), le Mariage d'Admète (Nîmes), une Course de chars (Lyon), le Jugement de Paris y et Priam dans la tente d' Achille , à Varhély. Le Nil de Palestrina (6 m. sur 5) représente un paysage égyptien au moment de l'inondation. On y voit des nègres, des barques, des bêtes féroces, des palmiers, une ville à moitié inondée, etc. C'est sans doute l'imitation d'une tapisserie alexandrine. Les fabriques de tapisseries d'Alexandrie et de l'Asie Mineure n'avaient pas de rivales sérieuses en Occident, quoiqu'il y eût en Campanie des ateliers assez renommés.

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