I. - DES ANTONINS A CONSTANTIN
Signes de décadence; tentatives nouvelles. — A partir des Antonins, l'art gréco-romain entre en décadence. Cette décadence progressive se fait bien moins sentir dans l'architecture que dans la sculpture; mais là encore nous avons, au début du m" s., des œuvres pleines de caractère, comme les bustes de Septime Sévère, Gordien, Garacalla, Plautilla.
Pour l'architecture, la pureté du style s'altère par l'oubli trop fréquent des principes logiques dans l'emploi des éléments architectoniques, par l'absence de proportion des diverses parties, par l'abus d'une ornementation tourmentée et lourde. Très souvent, les édifices de cette période présentent des colonnes appliquées sans emploi contre les murs ou surmontées de corniches interrompues ou portant des consoles saillantes. Ils ont même des colonnes torses. Pourtant on élève encore des œuvres grandioses et qui témoignent d'un effort intéressant pour créer les formes nouvelles.
Septime-Sévére. — Thermes de Garacalla. — Enceinte de Rome. — Au règne de Septime -Sévère se rapporte le temple du Soleil à Baalbek, l'arc de triomphe qu'on voit encore sur la voie Sacrée ou Triomphale, le splendide palais bâti sur des substructions immenses égalisant la pente S.-O. du Palatin. Les thermes de Garacalla, un des plus beaux exemples du génie romain, dit M. Gorroyer, devaient avoir ane longue influence sur les archi-