‹ Histoire générale des beaux-arts, contenant plus de 300 illustrations d'après les œuvres les plus célèbresChapitre 119 sur 424 · THERMES DE GARACALLA. — PALMYRE · texte numérisé non relu

THERMES DE GARACALLA. — PALMYRE

tectes des siècles suivants. Aurélien donnait à Rome une nouvelle enceinte qui comprenait, outre ies sept collines, le champ de Mars, la colline des Jardins, et sur la rive droite le Janicule; il y élevait aussi le temple du Soleil.

Zénobie. Palmyre. — Mais c'est dans le désert syrien, au delà de Baalbek, à Palmyre, que s'éleva l'ensemble monumental le plus magnifique du m® siècle. Les débris qui en subsistent nous montrent que Zénobie ne se flattait pas outre mesure lorsqu'elle se vantait de faire de sa capitale la rivale de Rome.

Dans l'espace qui couvrait rancienne Palmyre, dit Volney, on voit tantôt un palais dont il ue reste que les cours et les

Fig. 121. — Muraille de Rome.

murailles, tantôt un portique, une galerie, un arc de triomphe. Ici les colonnes forment des groupes dont la symétrie est détruite par la chute de plusieurs d'entre elles ; là, elle? sont rangées en files tellement prolongées que, semblables à des rangs d'arbres, elles fuient sous Tceil dans le lointain et ne paraissent plus que des lignes accolées. De toute part la terre est hérissée de larges pierres à demi enteriées, d'entablements brisés, de chapiteau.^ écornés, de frises mutilées, de reliefs défigurés, de sculptures effacées, de tombeaux violes d'autels couverts de poussière. » La grande colonnade de Palmyre avait plus de 2 kilomètres et demi de longueur. Quinze cents colonnes corinthiennes, interrompues à intervalles réguliers par des arcades, formaient la grande avenue : cent cinquante sont encore debout. Ces colonnes portent, engagées dans leur fût, des consoles saillantes destinées à servir de piê-

L'ART ROMAIII

destaux à d«e bnstes ou à des statue» et à porter des inscriptions honorifiques. Palmyre, conquise par Aurélien, fut livrée aux flammes à la suite d'une révolte. Elle ne disparut point cependant, 'et l'on sait que Dioclétien fit travailler à set manumeuts. Mais au xvi^ siècle, Aboul-Féda n'en parle que eomm« d'une très petite ville au milieu de grandes ruines.

Fig. 122. — Ruines de Palmyre.

Dioclétien. — Quatre nouvelles capitales. — Palais de Salone. — Dioclétien, réorganisant l'empire et créant avec sa tétrarchie quatre nouvelles capitales , Nicomédie , Milan, Trêves, Sirmium, marque une date importante dans l'histoire de l'art monumental. Il voulut que Nicomédie, sa résidence officielle, fût digne de rivaliser avec Rome. Antioche, Edesse, Carthage, reçurent de grands embellissements. Rome ne fut pas oubliée • on y voit encore les restes des thermes de Dioclétien, plus vaates

NICOMEDIE. — SALON E. — CONSTANT IN OPLE 209

et plus somptueux que ceux même de Garacalla : il y avait place pour trois mille baigneurs*. Mais c'est dans le palais que Dioclétien se fit élever à Salone, lorsqu'il eut abdiqué l'empire, qu'on peut le mieux juger l'art de ce temps^.

La ville moderne de Splalato est en grande partie construite lu milieu de ses ruines et avec ses matériaux. De grandes avenues bordées de portiques conduisaient à une sorte de forum placé au centre. Il y avait dans son enceinte quatre temples. Mais l'intérêt particulier que présente cet ensemble architectural, c'est de nous indiquer quelques-uns des caractères qui se dégageront dans l'art byzantin. Sous l'influence de rOrient, des formes nouvelles dans l'art occidental commencent à apparaître. On y voit des colonnes supportant directement des arcades au lieu d'architraves. Le temple de Ju piter, devenu la cathédrale de la ville, avec sa forme octogone, ses deux étages de colonnes, ses niches voûtées, et la coupole qui le couvre, annonce Saint -Vital de Ravenne.

II. — CONSTANTIN. - FIN DE L'ART PAÏEN. — DEBUTS DE L'ART CHRÉTIEN LATIN ET DE L'ART BYZANTIN

Constantin. Triomphe du christianisme. Constantinople. — Le triomphe du christianisme et la fondation de Gonstantinople font du règne de Constantin une des grandes époques de l'histoire politique. Ces deux fait^ ne sont pas moins importants pour l'histoire de l'art. A l'un se rattache la constitution d'un art chrétien latin qui apparaît dans la basilique de Saint-Pierre; à l'autre, les débuts de l'art chrétien grec ou art byzantin.

Origines de l'art chrétien : les catacombes ^ ; peinture,

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