‹ Histoire générale des beaux-arts, contenant plus de 300 illustrations d'après les œuvres les plus célèbresChapitre 124 sur 424 · Heori Delaborde, Ingres, p · texte numérisé non relu

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l'expression des personnages. Ainsi se montraient les premières lueurs d'un art qui, après les splendeurs de l'art grec, promettait au monde des beautés nouvelles.

Architecture civile. — La décadence actuelle de l'art romain n'en est pas moins certaine. Sans doute les magnifiques restes de la basilique de Constantin, près du Colisée, nous montrent des voûtes dignes des thermes de Caracalla. Mais en sculpture les artistes de ce temps ne savaient même plus copier ce qu'ils avaient sous les yeux. Lorsque Constantin voulut construire un arc de triomphe en son honneur, il emprunta la plus grande partie des matériaux à l'arc érigé par Trajan à l'entrée du Forum. Il y appliqua même les sculptures représentant des scènes de la guerre des Daces, qui pouvaient, tant bien que mal, s'appliquer à ses propres exploits. Mais, comme pour mieux marquer l'impuissance des sculpteurs de son temps, il y fit ajouter d'autres sculptures grossières et sans goût, qui font le plus misérable contraste.

Musique : Arius, saint Ambroise. — Si la musique se soutient, c'est qu'elle trouve à se développex* avec le nouveau culte. L'apôtre saint Paul parle déjà de psaumes et de cantiques spirituels. La musique religieuse s'était surtout développée en Orient. Pline fait allusion à des chœurs alternatifs, chantés par les chrétiens. A l'exemple de l'hérésiarque du ii^ siècle Valentin, Arius, qui était musicien et poète, avait composé des hymnes qui contribuèrent beaucoup à répandre sa doctrine dans le peuple. Saint Basile, comme avait déjà commencé à le faire saint Ignace d'Antioche, fit jouer un rôle plus important à la musique dans les cérémonies. Au iv» siècle, le pape Sylvestre fondait une école de chant. On sait qu' ffilaire de Poitiers composa des hymnes. Saint Ambroise institua, le premier en Occident, dans son église de Milan un système de chant qui devait dominer dans les cérémonies chrétiennes jusqu'à la réforme du pape Grégoire le Grand (542-604). Grégoire le Grand ajouta aux quatre tons authentiques de saint Ambroise quatre tons correspondants, qui furent appelés plagaux.

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