DIFFUSION DE L'ART GRECO-KOMAIN
Conclusion. — C'est à dessein que nous avons exposé les débuts de l'art chrétien en même temps que la un de l'art romain proprement dit. On ne doit pas oublier en effet que l'art chrétien était déjà constitué et s'était affirmé par des monuments complets, qui devaient longtemps servir de type aux générations suivantes, au moment où l'empire d'Occident s'écroula sous des attaques répétées qui le pressaient de toutes parts. L'invasion des Barbare» vint arrêter la renaissance qui s'annonçait dans l'art comme dans la littérature, sous l'influence des idées nouvelle». Sans doute ils apportèrent eux-mêmes des éléments nouveaux, mais qui devaient se développer plus tard et seraient chèrement achetés. D'ailleurs la civilisation romaine avait imprimé dans tout l'Occident des traces profondes, ineffaçables, qu'on devait retrouver sous toutes les ruines. Aux expositions universelles de 1878 et 1889, quand on parcourait les parties occupées par les puissances européennes, on se plaisait à remarquer les caractères particuliers des produits de chacun de ces peuples, on était frappé de leurs différences. Mais si on les revoyait en venant de visiter les expositions de l'extrême Orient, da Japon ou de la Chine, ces différences disparaissaient presque à nos yeux, et nous trouvions à tous les produits européens comme un air de famille. Une des principales causes en est dans l'enseignement commun que tous les peuples de l'Europe ont reçu des Grecs et des Romains.
Fig. 127. — La Vierge du cimetière de Sain Le- Agnès. (Catacombes de Rome.^
Peyre.
Hist. des B.-Arts.
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Fig. 128 — Vue intérieure de Sainte-Sophie de Constantinople.