‹ Histoire générale des beaux-arts, contenant plus de 300 illustrations d'après les œuvres les plus célèbresChapitre 143 sur 424 · III. — ART PERSAN SASSANIDE · texte numérisé non relu

III. — ART PERSAN SASSANIDE

Influence réciproque de Constantinople et de Ctésiphon. — L'art des Sassanides a eu peut-être plus de rapports encore avec l'art byzantin que l'art russe luimême et ces rapports sont plus anciens. Mais ici les emprunts ont été réciproques; et, si les souverains de Ctésiphon ont eu recours aux artistes grecs, d'autre part, Justinien lui-même a fait venir à Constantinople des artistes persans, du moins pour la décoration de ses édifices.

Les bas-reliefs de Schâpour. — Nous avons de la sculpture sassanide un monument considérable et d'un grand intérAt historique. Ce sont dix bas-reliefs à figures

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colossale» sculptés sur le flanc d'une montagne , danii un lieu que l'on appelle aujourd'hui encore Schâpour, et dont le plus important représente, à n'en pas douter, l'empereur Valérien aux pieds de Schâpour (Sapor). Malgi-é la gravité de l'expression et la justesse du geste, cetl-^ sculpture ne se distingue guère des œuvres de la déca-

Fig. 135. — Valérien aux pieds de Sapor.

dence latine du temps de Constantin. Mais l'architecture a un beaucoup plus grand mérite.

Architecture. — Le palais de Gtésiphon. — H y eut là un art puissant, caractérisé, plus asiatique que l'art arsacide, et dont les échantillons sont rares et peu connus encore malgré la mission Morgan, 1901. Le palais bâti par Chosroès Nuschirwan à Gtésiphon est en partie debout au milieu des ruines informes de la capitale des Parthes.

Le Tak-Kesra (arcade de Chosroès) a résisté non seulement au temps, mais aux hommes; et, si l'on en croit la tradition,

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