PERSE MUSULMANE
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grand souci du profil extérieur, — des étages superposé», — un plus fréquent usage des formes carrées et des lignes droites, — des coupoles de formes variées, hémisphériques ou elliptiques, écrasées, surhaussées ou renflées, habilement construites ; — de longs minarets coniques, sans étage, presque unis, flanquant symétriquement l'entrée et encadrant la coupole; — enfin ces grandes arcades ogivales du palais de Ctésiphon qu'on retrouve au milieu de la façade des constructions les plus importantes. Ils aiment à dégager leurs monuments; les rues larges, les belles avenues ne sont pas rares dans les grandes villes de l'Asie centrale. A tout cela se joint la décoration somptueuse chère aux Orientaux et les couleurs éclatantes des briques émaillées.
Ispahan et Samarcande. — Si l'on voulait choisir des modèles au milieu d'un grand nombre d'œuvres, nous prendrions les monuments d'Ispahan et de Samarcande. A Ispahan, nous signalerions la mosquée de la Congrégation, construite vers le xi^ siècle; la mosquée royale, construite sous Abbas le Grand (xv^ siècle) ; le palais royal, le pont de Djulfa. Malheureusement depuis qu'Ispahan a dû céder à Téhéran le rang de capitale de la Perse, tout cela tombe en ruine. A Samarcande, la plus belle mosquée est le Shah Scindah. Mais l'ensemble le plus monumental de la ville est le Rhigistan, place bordée de trois côtés par trois magnifiques mosquées ou medressés. « Cette place, dit M. Ney [En Asie centrale à la vapeur), présente un aspect majestueux que je n'ai rencontré nulle autre part dans le monde musulman. » — Pour la magnificence inouïe et la disposition intérieure des palais persans, qui rappellent ce que les historiens nous apprennent de l'empire byzantin, nous renvoyons, par exemple, à la description de la Salle du paradis, par Chardin.
N. B. — Nous ne pouvons nous occuper ici des monuments de l'Algérie, malgré 1 intérêt, navional aujourd'hui, qu'ils présentent. Signalons cependant les édifices de Tlemcen et les intéressantes découvertes de Blanchet (1896), notamment dans les ruines de la Kalaa des Beni-Hammad (xi« s. ap. J.-C).
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