‹ Histoire générale des beaux-arts, contenant plus de 300 illustrations d'après les œuvres les plus célèbresChapitre 158 sur 424 · LE TADJ. — ISA MOHAMED. — JARDINS · texte numérisé non relu

LE TADJ. — ISA MOHAMED. — JARDINS

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encore plus magnifiquement orné ; partout des bouquets, des fruits, des oiseaux en pierres rares. Les tombeaux de l'impératrice et de Shah Djeham sont au centre, entourés d'une balustrade de marbre finement découpée. Une douce lumière pénètre à travers les fenêtres fermées par des grillages dt pierre. A l'extrémitéoccidentale de la plate-forme, s'élève une magnifique mosquée de grès rouge, à laquelle correspond à l'est une construction semblable. La couleur et les proportions de ces deux édifices font encore mieux ressortir les formes et la blancheur du monument princip«l'.

1. Isa Mohamed rêvait d'élever un second Tadj faisant pendant au premier •ur l'autre rive de la Djamaa et lui étant relié par un pont magnifique. Malgré les soixante millions qu'avait coûté la première entreprise, Shah Djeham accueillait le projet gigantesque de son architecte, quand il fut détrôné lar son fils, il est certain que parmi les artistes qui travaillèrent pour Shah Djeham se trouvait un Français, Augustin de Bordeaux ou Bordeuse, Nous avons retrouvé 8on nom dans les Voyages de Tavernier. Envoyé eu mission à Goa par le Grand Mogol, il lut empoisonné à Cochin par des Portugais inquiets de son influence politique. — N'oublions pas enfin que les jardins de Kachrair (Srinagar) doivent compter parmi les plus beaux d»i monde. La vallée de Kachmir est toujours, comme au xvii* siècle, au temps où Beruier la décrivait, le plus grand et peutêtre le plus beau des jardins paysagers. L'eau courante et les lacs y sont partout répandus. Dans le voisinage de la capitale sétagent les parcs en terrasse des empereurs mogols, avec pavillons, avenues, canaux, cascades et bassins, installés dans les sites les plus remarquables par la beauté des points de vue et l'abondauce des eaux. On y distingue le Jardin des Brises, le Jardin d'AtUgressê et le Jardin du Roi. iVoj. Ernouf, d'après Drav, Kachmir et Thibet.) A l'art bouddhique de l'Indfj se rattache l'art du Turkesian oriental que viennent de nous révéler les fouilles faites dans la région de Khotan par MM. Stein, Grundewel, Lecoq, Pellot. Ces fouilles ont fait connaître notamment des fresques <i'uQ grand caractère déroulant des scènes religieuses ou des pompes royales sur le* murb des temples et des palais.

Fig. 147, Une mère.

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