ARCHITECTURE RELIGIEUSE
ment en Assyrie, en Judée, mais encore dans la Gaaba de la Mecque et les premières mosquées K C'est un sanctuaire de dimensions médiocres, même fort petites, accompagné d'un nombre plus ou moins grand de bâtiments accessoires, salles pour les offrandes, logement des prêtres, portiques, vastes cours, galeries de colonnes où le peuple peut se réunir.
L'enceinte saci^ée est toujours entourée de murs; parfois des passages secrets sont ménages dans l'épaisseur même des murs, soit de l'enceinte, soit d'autres parties du temple. A l'entrée se trouvent les pylônes, c'est-à-dire une porte s'ouvrant en retrait entre deux massifs de maçonnerie, espèces de tours plus larges que hautes, relativement minces, en forme de pyramide tronquée. Devant ces pylônes se dressaient, à côté de mâts où flottaient des banderoles, ces gigantesques monolithes que les Grecs ont appelés obélisques 2, et qui sont les plus populaires sinon les plus caractéristiques des monuments égyptiens. Aussi les peu.
pies qui ont soumis 1 Egypte ont tenu, malgré les difficultés, à en emporter comme signe de leur victoire. Assourbanipal, roi d'Assyrie, qui s'empara deux fois de Thèbes, fit placer deux obélisques devant un des palais de Ninive. On en voit encore aujourd'hui six à Rome, entre autres l'obélisque de Thoutmès III, sur la place Saint-Jean-de-Latran. C'est le plus grand obélisque connu. Il a environ 32 mètres, quoiqu'il ait été raccourci d'un mètre, lors de sa restauration. L'obélisque de Ramsès II, qu'on voit sur la place de la Concorde à Paris,
Fig. 17.
Plan du temple
de Louqsor.
1. Même dans une certaine mesure en Grèce, où le sanctuaire proprement dit n'occupe souvent qu'un petit espace dans VAltis ou enceinte sacrée.