Introduclion.à VAlbum de Villard de Honnecourt
2. Ce titre ne devient habituel que dans la deuxième moitié du xvi* siècle, et même au xvii» le constructeur de la digue de la Rochelle, Tiriot, prend encore le simple titre de « maître mason de Paris »,
tiques ou les auteurs de mémoires de nos jours, les écrivains d'alors dédaignent de nous faire connaître les architectes, même les édifices qu'ils admirent. Cependant plusieurs noms nous ont été conservés.
Audace et habileté des architectes. Variété des arcsboutants. Emploi des métaux. Tours de Laon. — Le nouveau style, qui, s'élançant jusqu'aux limites de l'équilibre, fait dépendre la forme de la dimension, exige une grande habileté et une grande science, au moins pratique.
Elles se montrent spécialement dans la disposition des arcs-boutants. Ils sont souvent, comme à Reiras, disposés en deux volées et à deux étages, appuyant tous deux la grande nef. Les arcs-boutants qui contre-butent la voûte s'appuient sur une première série de piles correspondant aux piliers qui séparent la première nef latérale de la seconde, et ces piles elles-mêmes sont appuyées par d'autres arcs-boutants, qui sont soutenus à leur tour par une seconde série de piles plus fortes prolongeant les contreforts des murs extérieurs. D'autres fois, comme à Notre-Dame de Paris, et par un système peut-être meilleur, les arcs-boutants sont aussi à deux étages, mais d'une seule volée, le contrefort le plus bas et le plus court appuyant non la haute nef, mais la première nef latérale. A Chartres, comme au Mans, on voit des arcsboutants à trois étages ; ceux de Beauvais en ont jusqu'à quatre. Les arcs-boutants servent aussi à l'écoulement des eaux, leurs piles portent des gargouilles; ces piles, en général, sont terminées par un pinacle et portent souvent des niches avec des statues (Chartres). Un édifice voûté est presque un édifice vibrant; comme le disent les constructeurs, une voûte travaille toujours. Pour donner une certaine élasticité à la construction, élasticité sans laquelle la stabilité serait compromise, le dernier claveau des arcs-boutants, comme l'a remarqué Violletle-Duc, n'est pas engagé dans la pile s'appuyant à la nef, « et reste libre de glisser un peu dans le cas où la voûte ferait un mouvement par suite du tassement des points d'appui verticaux. Grâce à cet ingénieux procédé, il peut y avoir un certain déplacement, soit dans la pile, soit dans le contrefort, saas q<3o Tare-