PERIODES DE L'ART GOTHIQUE
tionnaira et, quitte même à déchoir, il devait se modifier. Loin de se complaire dans la tradition et la routine, l'art, au moyen âge, aime le changement. C'est là mênaa un de ses traits les mieux marqués. Ce tn'»iïi>* désir d« nouveauté qui avait adopté avec passion la substitution d\\ style ogival au style roman , allait amener les transformations successives du style ogival lui-même.
Variétés successives de l'ogive. — ■ Ces modification»
sont nettement sensibles dans la forme de l'ogive*.
L'ogive est formée de deux are'^ de cercle de rayons égaux qui ont leurs deux centres sur la ligne horizontale qui joint ses points d'appui. L'ogive est d'autant plus aiguë que le rayon est plus grand et que, pur cooséqueut, les centres sont pris plus loin de ces points d'appui*. Les rayons de l'ogive doivent être plus grands que la demi distance delà retombée des voûtes. S'ils étaient égaux à la demidistance, les deux centres se confondraient, et on reviendrait au plein cintre. L'ogive se rapproche d'autant plus du plei» cintre que ces centres sont moins éloignés. A l'origine, comme nous l'avons dit, elle s'en distingue fort peu.
Fig. 17Î.
Stvle de traasiti*M.
1. Il est clair que les modiQcations ne se sont pas produites partout ca même temps, et que les dates qui vont suivre ne se rapportent qu'aux pay» où le gothique a eu son développement normal et complet.
2. Qu'il s'agisse de deux arcs qui doiventformer l'ogive ou de l'arc de pUin cintre, si l'on prend les centres au-dessous de cette ligne liorizontale, on X une courbe surbaissée dans laquelle les tangentes aux extrémités de l'ar» ne se confond plus avec la direction des piliers d'appui. Lorsqu'on prend U centre au-dessus de cette ligne, on a une courbe outre-passée. L'ogive outrepassée se rencontre dans les monuments gothiques sur lesquels l'inflivtnc» orientale s'est fait sentir. Elle a été heureusomont employâe de uoi jours dans la nouralle éjlise Saint-Martiu de Pau.
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Au xiii« siècle nous trouvons l'ogive à lancette, ogive pointue formée de deux arcs de cercle dont les centres sont pri» à l'extérieur des retombées des voûtes (ou points d'appui), et
dont les rayons ont par conséquent une longueur supérieure à la distance des deux retombées. A partir du xiv»
siècle l'ogive tend à devenir moins aiguë. On emploie de préférence l'ogive ou arcade en tiers-point formée de deux arcs qui ont chacun leur centre à la naissance de la retombée et sont décrits avec un rayon égal à l'ouverture de l'arcade. Cette ogive est appelée équilatéra.le ; il est facile, en efïet, de voir que les lignes joignant le sommet de la voûte aux deux retombées forment un triangle dont les trois côtés sont égaux comme rayons de cercles égaux. Au xv* siècle l'ogive redevient obtuse, les centres des arcs étant pris entre les points d'appui; mai»
elle se complique d'ornements rentrants et tend ri se rapprocher même de la ligne droite par des arcs en accolade ou en anse de panier.
Pig. 172.
eothique à lancettes. Les périodes du gothique.
— En se fondant sur les formes diverses de l'ogive et sur d'autres éléments, on a distingué quatre périodes : style de transition, — style ogival, à lancette, -^ style rayonnant, — style flamboyant.
Style de transition. — Dans un style de transitioD