ART AMERICAIN
el Divino {le Christ à la colonne, à Madrid, Notre-Dame-de-la- Solitude k Tolède); enfin Navarette (1526-1579), surnommé el Mudo^ le Muet. Ce peintre est comme une curiosité de l'histoire de l'art. Quoique sourd-muet de naissance, Navarette arriva fort jeune à avoir un très grand talent, qui n'a nullement besoin de se recommander de l'infirmité de l'artiste. Ses tableaux, où l'on reconnaît l'influence du Titien, dont il avait été chercher les leçons en Italie [Martyre de saint Jacques, Nativité, de l'Escurial, etc.), comptent parmi les meilleurs qui aient été exécutés alors en dehors de l'Italie. Mais l'école espagnole ne devait vraiment se constituer qu'au siècle suivant.
Extension de l'art espagnol et portugais en Amérique el dans l'Inde. L'art américain avant la conquête. Les jardins du Mexique. — Un des résultats des grandes découvertes faites par les Portugais et les Espagnols fut de donner à l'art de la Péninsule hispanique une extension considérable. L'art portugais se répandit jusqu'à l'extrême Orient {cathédrales de Goa, de Malacca); l'art espagnol, dans la plus grande partie de l'Amérique (cathédrales de la Havane, de Mexico, de Lima). Là l'Espagne s'était trouvée en présence d'un ari tout à fait inconnu jusque-là, dont les centres étaient le plateau de Cundinamarca (Bogota), le plateau du Pérou (Cuzco), le plateau de l'Anahuac et le Yucatan (Uxmal, Milla, Tezcuco, Mexico, Palenque). Les Tollèques surtout ont été de grand» bâtisseurs à Tula, à Téhatihuacan, à Cholula, leurs capitales successives. Mais les monuments de ces diverses régions, incomparablement plus modernes que les monuments égyptiens et même assyriens dont on a voulu les rapprocher, leur sont tout à fait inférieurs, et, quelques efforts qu'ils supposent de la part de ceux qui les ont élevés, il nous suffit de les mentionner*. Cependant les parcs des princes mexicains mériteraient une attention particulière : comme Chapollepec, près '^ Mexico, dont les anciennes dispositions subsistent encore tfn partie; comme Tezcotzinco, près de Tezcuco, avec ces cinq cent vingt escaliers de porphyre, ses terrasses et ses bassins» alimentés par un aqueduc qui traversait la vallée.
Voyez toutefois les ouvrages de M. Désiré Charnay, et la conféreniM fcite par M. Hamy à l'Association scientifique {Bulletin du 2iuillet 1882).
Louis XIV
Lebrun.
TEMPS MODERNES