‹ Histoire générale des beaux-arts, contenant plus de 300 illustrations d'après les œuvres les plus célèbresChapitre 283 sur 424 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

l'école espagnole

Caractère général de l'école espagnole. Mysticisme et réalisme. — Avant Vélasquez. Herrera, Zurbaran — Alonzo Cano Les Carducci. — Vélasquez : les Buveurs^ les Lances, les Pileuses. — Contemporains et successeurs de Vélasquez. — Murillo. — Après Murilloi.

Caractère général de l'école espagnole. Mysticisme et réalisme. — La peinture espagnole est une de celles qui répondent le plus à l'idée qu'on s'en fait d'avance d'après le milieu social, intellectuel et moral dans lequel elles se sont développées. Elle présente en effet un mélange singulier d'exaltation mystique et de réalisme brutal , d'ascétisme et de sensualisme, de distinction suprême et de trivialité, d'amour et de férocité. Elle saura représenter avec f ig ,M. - vciasqucz. j^ même supériorité et le même intérêt un descendant du Gid ou un estropié couvert d'ulcères, les apparitions célestes et les autodafés. Les influences diverses venues du dehors qui ont contribué à former l'école espagnole, loin d'atténuer ces contrastes, n'ont fail que les accuser; loin d'altérer l'originalité nationale, n'ont fait que la développer dans le même sens. En effet, l'Espagne a été surtout initiée aux arts par le réalisme puissant des Flamands, auquel s'est ajoutée l'imitation du Garavage,

1. l'edro de Madrazo, Catalogo del Museo del Prado, à Madrid. Louis Viardot^ Musées d'Espagne; Th. Gauthier, Voyage en Espagne; Lefort, la Peinture espagnole, ouvrage qui nous dispense d'étendre cette bibliographie.

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