‹ Histoire générale des beaux-arts, contenant plus de 300 illustrations d'après les œuvres les plus célèbresChapitre 343 sur 424 · GRAVURE. — SCULPTURE. — ARCHITECTURE · texte numérisé non relu

GRAVURE. — SCULPTURE. — ARCHITECTURE

(1785-1857), /î/c/iomme ;i779-1849), etDenon (1747-1825), surtout avec Alexandre Tardieû (1785-1844) et Servie (1756-1822), qui ont plus d'originalité et autant de science. Le Laocoon et la Déjanire d'après le Guide), par Bervic, comptent parmi les chefs-d'œuvre de la gravure moderne. Nos graveurs sont encore les premiers de l'Europe.

Sculpture. — La sculpture française reste auasi la première dans son ensemble, quoique les sculpteurs les plus célèbres soient un Italien et un Danois, Canova et Tfion\'aldseii, qui ne valent pas cependant notre Houdon. Ici l'influence de David risqua seulement de lui donner de la froideur et de la sécheresse. Aussi les sculpteurs qui se forment alors avec Chaudet (1763-1810), Ramey père (1754-1817), Boslo (1768-1845), Dupaty il771-1825), Lemot (1773-1827), Épercieux ii758-1840), Masson (mort en 1807), J.-B. Giraud (1752-1830), Michallon, père du paysagiste (1751-1799), Deseine (1759-1822), même Moitié (1747-1810) et Cartellier (1757-1831), ne valent peut-être pas les glorieux survivants duxviii* siècle, Julien, Pajou, Houdon'. Dans la gravure en médailles, Galle (1701- IS44), Jeulfroij, Dupré surtout, auteur de la pièce dite à i Hercule, la plus belle monnaie qu'ait eue la France depuis le milieu du xvii® siècle, soiit des artistes remarquables.

Architecture. — Fontaine et Percier. — Dans l'ar-

■\. Nous indiquerons les œuvres principiiles, sans distinguer celles qui apparlieuuout à la période suivante: Ch.ujdet, Œdipe et Phorbas ; fronton de la Chambre des députés, détruit par la Hcstauratioa; — Bosio, vingt bas-rtlLcfs de la colonne Vendôme ; iAinniir ; Henri IV enfant; — Deseine, L'ilùpital, Daguesscaa (l.i(;adedu Corps législatif); — hamot, statue équestre de Henri IV snr li^ l'oul-Noul'; — Ramey, /îic^e/it'M (cour de Versailles); — Dupaty, Ajax ; — Épcriic'ux, la Uedditinn de Vienne (arc de triomphe du Carrousel); statues de Jtacine vl du Molitrc ; — Massou, tombeau de Vauban dux Invalides; — Cartellier, fo/MÔeai^ <ie 7o5e/>^u/ie, à Rueil; Capitulation d'Ulni (arc de triomphe du Carrousel) ; la Pudeur ; Louis XIV à cheval, bas-relief placé sur la porte des Invalides; — Moitte, Tombeau de Desau au monastère du grand Saiat-Beraard, bas-relief du dernier elage de la cour de l'Horloge du Louvre, la Loi et les Législateurs crlibres; ancien fronton du Panlhèon, la France courojmant les venus civiques et guerrières; cette dernière œuvre, fort belle, a été détruite par la Restauration,

chitecture, Fontaine (1762-1853) et Percier (1764-1838) donnent le ton à tous les architectes de leur temps et, n<^gligeant de plus en plus notre architecture nationale, contribuent à imprimera tous les monuments de ce temps, dont plusieurs cependant sont de grande valeur, un caractère de froideur et d'uniformité qui empêchera bientôt qu'on soit juste pour les mérites de Lepère, Gondouin, Brongniart, Labarre, Huvé , Vignon, Chalgrin. Rondelet Poyet, Vaudoyer. Le monument le plus caractéristique de? l'Empire est la colonne Vendôme, élevée par Lepère sous la direction de Denon (1762-1844). Brongniart (1739- 1813) commence la Bourse, achevée par Labarre. Vignon commence la Madeleine, achevée par Huvé (1783-1853). Gondoin (1737-1818) construit V École de médecine ; Poyet (1742-1824), la façade du Corps législatif; Rondelet (1734- 1829) termine le dôme du Panthéon. Chalgrin (1739-1811) commence VArc de triomphe de l" Étoile continué par Goust et Huyot et terminé par Blouet en 1836. Fontaine et Percier font d'importants travaux au Louvre, aux Tuileries, et élèvent l'arc de triomphe du Carrousel. M. Berthault dessine les jardins de Navarre, Château-Margaux, Saint- Luc, du Raincy, etc. La période que nous venons de parcourir est, en somme, une des plus belles de l'art français.

Symptômes d'un art nouveau. Salon de 1812. — Cependant, avant même la fin de l'Empire, des symptômes très nets de réaction contre l'école dominante se faisaient sentir, et cela en deux sens très opposés. Ingres avait déjà produit des œuvres caractéristiques de son talent, telles qneV Œdipe (1808), et Géricault avait débuté par son Officier des guides chargeant, qui suffît pour que le Salon de 1812 marque une date dans l'art français du siècle.

Mais avant de parler de la révolution dont Géricault donne le signal, il importe de jeter un coup d'œil sur l'étranger, et principalement sur l'Allemagne. Car l'Allemagne aura sa part d'influence dans cette révolution.

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