ANGLETERRE. ITALIE
École anglaise. — ScuJjjlure. Flaxman. — L'ai L-liilecture. Le gothique et le classique. Les édifices privés. — La peinture anglaise. Portrait et histoire. Lawrence. Martin. — Genre. Wilkie.
— Paysage. Constable. Turner. Landseer. — Tendances nouvelles.
— Ruskia et le préraphaélisme. — Millais , Madox-Browu et leurs contemporains. — Le paysage. L'aquarelle, — Italie. La sculpture C;inova. Dupré*.
École anglaise. — Comme rancierme Rome, l'Ang^leterre, une fois qu'elle eut marqué sa place dans les beauxarts, la maintint avec la ténacité qu'elle met en toute chose. Elle sut donner à son école un caractère de pei-sonnalité parfois outrée, qui fait à la fois sa force et expiicpie ses lacunes. Sans doute, les Anglais ont eu rarement le sentiment du grand art. Ils ont oublié trop souvent, comme le dit fort bien E. Ghesneau, l'historien très bienveillant de l'école, que la science est, par le fait, le seul cliemin qui conduise à la simplicité, au naturel et à la vérité. Mais l'école anglaise de peinture a le mérite d'être la plus originale, la plus nationale des écoles contemporaines.
Sculpture. Flaxman. — On prévoit que les Anglais devaient réussir beaucoup moins dans la sculpture, qui a un plus grand besoin de la science, de la tradition et de létude du nu. Il y eut cependant, au commencement du siècle, un sculpteur de grand talent, Flaxman (1750-1825), auquel ses dessins au trait sur Homère, Hésiode, Dante, firent une renommée européenne . A sa suite, on pourrait
1. E. Chesneau, la Peinture anglaise. Thoré, l'Éc. anglaisf dans l'Hist. dea peintres ilo Ch. Blanc. R Monnier de la Sizeranne. /?h5/;ji et In religion de la beauté.
•citer Chantrey^ Westmacoti, Gibson, Cahier^ Mars/iall, mais ce n'est que de nos jours qu'une école plus savante et i)lus vivante à la fois semble se former, avec Gilbert^ Thorni/cro/l, Frampton^ Brock et le peintre Lei^^^lhon.
Architecture. Le gothique et le classique. Les édifices privés. — L'architecture a été plus heureuse. La matière ne lui manquait pas; elle avait les grands travaux publics; elle avait la construction de ces belles demeures bourgeoises ou aristocratiques où les architectes anglais excellent à concilier le luxe de Tensemble avec toutes les recherches du confort intérieur. Depuis la fin du xviii^ siècle on avait la passion de l'antiquité, qui faisait le fond de l'éducation des universités. Les jeunes Anglais soi-lis d'Oxford et de Cambridge allaient en foule visiter les fouilles de Porapéi. Le succès de l'ouvrage de Revett et Stuardt, Monuments de Vancienné Grèce, va rendre les formes antiques plus familières encore au public cultivé.
Mais l'engouement exclusif a été de peu de durée, et bientôt, à côté de l'influence antique, le gothique, la Renaissance aussi, ont repris faveur, pendant que se développait un style nouveau, qu'on pourrait appeler le style industriel. Penrose, Donaldson et Cockerel, qui n'ont pas <iédaigné le gothique, représentent surtout le style classique. Sir Ch. Barry (1795-1860) a élevé la plus considérable peut-être et une des plus remarquables constructions ogivales de l'Angleterre dans \q palais du Parlement. Joseph Paxion (1803-1865) construisait pour rexj)osilion universelle de 1852 le célèbre /?a/a/s de Cristal, qui a été le premier exemple, dans de grandes dimensions, de l'architecture de verre et de fer. Il s'était j)réparé à ce travail par la construction de serres dans divers châteaux de l'aristocratie. Avec eux, les architectes anglais les plus connus sont : Strike (1781-1867) (le British Muséum), Pugin (la cath. catholique de Londres, 1848), Waterliouse^ Fergusson, Edw. Barry, Oiven Jones, Colcutt, llardpM'lcky