‹ Histoire générale des beaux-arts, contenant plus de 300 illustrations d'après les œuvres les plus célèbresChapitre 35 sur 424 · LES JARDINS · texte numérisé non relu

LES JARDINS

Les jardins. — Un goût analogue se montrait dans l'aménagement des terrains qui entouraient les palais. Les rois et les grands seigneurs attachaient un grand prix à avoir, autour de leurs habitations, des jardins, des parcs ombragés qui étaient d'autant plus recherchés que les arbres en général étaient plus rares en Perse et le soleil plus brûlant. Ils les appelaient des « paradis » C'était un terrain spacieux, coupé de grandes allées, orné de pavillons et de fontaines, arrosé de clairs ruisseaux, embaumé de fleurs rares, enrichi de plants d'arbres fruitiers ^ On y acclimatait des plantes venues souvent de fort loin, telles que l'abricotier et le pécher, originaires de la Chine.

On voit donc que lorsque la Perse se trouva en présence des petites cités de la Grèce continentale, la civilisation comme la puissance semblaient de son côté. Mais la Perse allait avoir affaire à des forces morales qu'elle n'avait pas mesurées : la passion de la liberté, le sentiment de la valeur propre du citoyen. Ces deux sentiments, qui donnèrent la victoire à la Grèce, furent aussi de ceux qui contribuèrent à assurer à l'art grec, dans l'admiration des hommes, ce rang privilégié dont aucune révolution du goût n'a pu le déposséder.

1. A. Lefèvre, Parcs et jardins. Le satrape Tissapherne, qui avait pris le Grec Alcibiade en grande amitié, donna le nom d'Alcibiade « à la plus belle de ses maisons de plaisance, à celle qui était la plus délicieuse par l'abondance de« eaux et la fraîcheur de ses pelouses, par le charme des retraites ombragées qa'on y avait ménagées, par les embellisBements de tout genre qu'on y avait prodigués avec une magnificence vraiment royale. » (PLUTAr.QCE.) — Sur Tait Perse, v. l)ieulafoy. Art antique de la Perse; Flandin et Coste, Perse ancienn»; Gayet, L'art Persan.

Fig. 35. — Monnaies persanes (dariques)-

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