II. — GRECE
La sculpture. — L'Apollon du Belvédère. — Après Alexandre, les principaux foyers de la civilisation
hellénique ne vont plus Fig. m. — Apollon du Beivédere
briller dans la Grèce pro- ^ * ^^^^''
pre. L'art national grec par excellence, la sculpture, s'y
mainlient encore fort haut : il suffit de citer des œuvres
1. Sylvain Lévy, Quid de Grmcis veterum Indorum monumenta tradiderint, Pan»^ 1890; et Revue des Études grecques, t. IV (1891), p. 24. a. Colosse de bronze du viu« siècle de notre ère.
telles que la Diane de Gahies (Louvre) et V Apollon du
Belvédère (Vatican) *, trop vanté par Winckelraann, mais qui suffirait à l'honneur d'une école. Cependant les grands foyers de l'hellénisme pour les arts, comme pour les lettres et les sciences, sont Alexandrie, Rhodes, Pergame.
m. — EGYPTE
Alexandrie. Le Phare; *la Bibliothèque; le Sérapéum; le Musée. — Nous avons vu comment l'art grec se répandit en Egypte sans absorber l'art national, et les temples de Philae, par exemple, qui datent de cette période, comptent parmi les chefs-d'œuvre de l'architecture égyptienne.
Alexandrie, sous les Ptoléraées, fut le centre d'une activité matérielle et intellectuelle vraiment extraordinaire. On voit s'y élever des édifices qui n'avaient pas encore leur modèle. Sostrate de Gnide fut chargé par Ptolémée Phila-
Flg. 75. - Diane de Gabies. (Louvre.) i L'original, probablement en bronze.
serait, d'après M. CoUiçDon, l'œuvre de Léocharès (iv* siècle), auquel il attribue aussi la Diane a la biche. On ne saurait donc y voir le dieu repoussant les Gaulois lors de leur attaque sur Delplies en 279. — La Diane de Gabies est peut-être une répétition de VArtémis Brauromê de Praxitèle.