‹ Histoire générale des choses de la nouvelle-EspagneChapitre 656 sur 704 · De coyoU, chacal, et ueue, vieux · texte numérisé non relu

De coyoU, chacal, et ueue, vieux

armés. Il lança aussitôt le cri de guerre et ses hommes engagèrent le combat. Les Espagnols furent forcés de reculer et, suivis par ce capitaine mexicain et sa troupe, ils continuèrent leur retraite jusqu’au lieu qu’on appelle AiUceuhyan, et les brigantins regagnèrent la lagune. Cette action fit périr un grand nombre de Xochimilcains.

Les Espagnols se renfermèrent encore une fois dans un temple appelé Momoztli. Dans une autre rencontre les Mexicains poursuivirent l’ennemi jusqu’au point où se trouve le telpochcalli qui porte le nom d'Atliceuyan. Dans un autre moment les assiégeants donnèrent la chasse sur Vacequia aux Indiens commandés par Coyoueuetzin. Un capitaine mexicain de la race otomi, du nom d'itzpapalotzin', prit part au combat et força les Espagnols à regagner leurs brigantins. Cela mit fin à l’action. Alors les Indiens de Cuitlauac, pensant que leur seigneur Mayeuatzin était mort avec tant d’autres, s’irritèrent contre les Mexicains avec lesquels leur seigneur avait combattu et ils dirent : « Pourquoi avez-vous tué notre chef ? » Mais comme celui-ci était encore plein de vie, apprenant que ses vassaux le tenaient pour mort, il s’aboucha avec le capitaine Coyoueuetzin et lui dit : « Mon « frère, cherchez un de vos soldats qui ait une forte voix. » Coyoueuetzin appela un de ses capitaines nommé Tlamayocatl, et Cuitlauac lui dit aussitôt : * Va et « dis à mes vassaux que je t’envoie pour que tu leur assures que je suis vivant « et qu’en portant leurs regards par ici, ils me verront. » Or, ce capitaine ayant parlé aux gens de Cuitlauac et leur ayant dit ce que le seigneur Mayeuatzin lui avait ordonné de dire, ils ne voulurent pas y ajouter foi, assurèrent qu’il était mort et que ce qu’on venait de leur rapporter n’était pas la vérité. Mais l’envoyé repartit : « 11 n’est pas mort comme vous le croyez; regardez et vous le verrez « là où il est plein de vie; il s’est placé là pour que vous le puissiez voir. » Et alors le seigneur de Cuitlauac s’écria : « Regardez et reconnaissez-moi à mes insignes, « à mes ornements et à mes armes; je suis bien vivant. » Le seigneur de Cuitlauac venait d’achever ces paroles quand les Indiens amis des Espagnols commencèrent à pousser des cris et à entamer le combat contre les Mexicains qui furent obligés de se retirer jusqu’à l’endroit de la place où se fait la vente du copal, et le combat dura longtemps. Une autre fois, nos ennemis entrèrent en conseil dans le but de nous attaquer et de nous détruire. Les Otomis de Tlascala y dominaient avec d’autres nombreux capitaines. Il fut résolu qu’on entrerait par une rue qui est proche de l’endroit où se trouve aujourd’hui San Martin. Cette voie allait droit à la maison d’un pilli tlatilulcain nommé Tlacatzin^. Les guerriers du Tlatelulco marchèrent à leur rencontre ayant à leur tête le capitaine Tlappanecatl; ils se précipitèrent sur l’ennemi avec la plus grande furie, prirent le chef nommé Tlappanecatl, et ils l’emmenaient en captivité lorsqu’il eut la chance de leur échapper avec une blessure à la jambe. Le combat cessa pour le moment.

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