Kisfaludy minden munkai : Himfy szerelmei
3. Bessényei, Magyar Tôrvényes allàsa; manuscrit de la bibliotbëque de Pesth, p. 5.
4. Orszaggyulés naplôja (Journal de la Diète de 1805, p. 3-6).
téur du clergé dans la chambre des Magnats, l'archevêque Kolonîcs, y mit plus de franchise. Il accusa nettement l'empereur des Français d'avoir violé la paix et de se proposer comme but Tentière conquête de l'Autriche. Puis avec une émotion qui de la part d'un soldat eût fait sourire, mais qui était touchante chez un vieux prêtre, il appela la bénédiction de Dieu sur ces jeunes princes qui allaient commander les armées : « Non, Dieu ne permettra pas que leur -» saug innocent soit répandu par la fureur des ennemis : il » leur donnera la victoire ^ p
Dans le discours du roi on peut remarquer, avec le regret de différer encore les réformes intérieures et l'expression d'une entière confiance dans ses sujets, une phrase haineuse contre son futur gendre Napoléon : « L'empereur des Français a confiance dans sa fortune, dans les forces de son peuple qui soupire pourtant après le repos : il a rendu inutile tous nos efforts pacifiques. Non content d'un si vaste empire, sans respect ni pour la majesté des autres souverains ni pour les peuples, il affecte de dicter partout ses ordres accompagnés d'injurieuses menaces *. » Cette phrase, que personne, croyons-nous, n*a relevée jusqu'à présent, renferme déjà toute la politique de la Sainte-Alliance avant 1815 : se présenter en libérateur des peuples , même du peuple français.
L'archiduc Joseph insista plus franchement que jamais sur sa situation de palatin du royaume ^. Son discours fut celui d'un patriote magyar : il parla bien du dévouement
1. Orszaggyiilés naplôja (Journal de la Diète de 1805, 16-17).