‹ Histoire générale des Hongrois (volume 2)Chapitre 105 sur 138 · Nous avons pris Tmaréchal Mac Comme une prise de tabac · texte numérisé non relu

Nous avons pris Tmaréchal Mac Comme une prise de tabac

Nous ne savons si ce refrain d^une chanson de la Grande-Armée a jamais été publié en France ; nous le trouvons cité dans une lettre écrite en magyar. {Dessewffy levelejçésCf I.)

de Vienne et de Presbourgl 0 fortune! ô jour étrange!

» N'y a-t-il plus d'espérance? C'est ton vrai moment, ô Magyar! Il ne connaît pas la force d'une âme libre, celui qui veut mettre sous le joug ta tête farouche.... Ton bras a une force de géant dans la bataille. Tu as combattu plus de mille fois. Va, montre encore l'àme de Zrinyi, imite-le dans ce qui fut sa vraie gloire, dans la mort^ »

Cette vigoureuse et fière éloquence ne s'attaque plus au peuple français révolutionnaire, comme le faisait encore après Hohenlinden, le poëte Kisfaludy : « Combien de fois vos ondes n'ont-elles pas rougi de sang humain, combien de fois n'ont-elles pas roulé des cadavres, ô Rhin, ô Danube! C'est loi, Seine, qui es la source de ces misères. Paris de Teafer, c'est toi qui es la ruine du monde*. » On s'en prend maintenant au despotisme et à l'ambition d'un seul. Un autre écrivain, Bessényei, dans un ouvrage intitulé VÉtal légal de la Hongrie, qu'il n'a du reste pas publié, rapprochait l'un de l'autre, avec quelque perfidie, le gouvernement français et le gouvernement turc 3.

Et pourtant la guerre n'était point populaire : la cour ne tarda pas à s'en apercevoir. Le 17 octobre le personal Semsey ouvrit la Diète par un discours embarrassé*. 11 voulut faire croire que l'assemblée était convoquée pour reprendre les projets de réforme; mais un péril imminent pouvait bien, il en convenait, changer le but de la réunion : « il ne faut pas délibérer lorsque la maison brûle. » L'ora-

Page 1