‹ Histoire générale des Hongrois (volume 2)Chapitre 120 sur 138 · Ibid., surtout les séances · texte numérisé non relu

Ibid., surtout les séances

palatin, le primat et le ban de Croatie auraient le droit de réunir la noblesse armée, à cette condition toutefois de coqvoquer au plus tôt la diète à l'endroit que les circonstances permettraient de choisir. Cette désignation vague fait voir que les Hongrois s'attendaient à être brusquement envahis, et que devant cette menace ils ne croyaient point pouvoir fixer un lieu de réunion pour les États.

Ce que Ton à peine à croire, et ce qui prouve une fois de plus la persévérance autrichienne, c'est qu'à la veille d'une lutte aussi solennelle, la cour se montra mal disposée pour les exercices militaires de la noblesse. Les objections étaient pitoyables : on apprend déjà un peu dans les écoles... peu de soldats très-exercés valent mieux que beaucoup de soldats mal exercés, etc. On oubliait qu'il y avait pire encore : peu de soldats nullement exercés. Nous verrons que le gouverment paya cruellement cette obstination par le désastre de Raab.

Sur presque tous les points la discussion fut tranquille et brève, comme entre gens tacitement d'accord. Si les exercices de la noblesse armée faisaient redouter au pouvoir une tumultueuse indépendance, tout le monde convenait qu'une éi:ole militaire destinée à former des officiers devenait chaque jour plus nécessaire. La reine contribua pour une somme de cinquante mille florins à cette fondation, et le Primai proposa de donner à cette école le nom de Ludoviceum, La jeune reine accepta avec effusion cette galanterie d'un nonveau genre. Chaque nouvelle épouse servait la cour de François II ^ en ravivant les souvenirs de Marie-Thérèse et du légendaire dévouement.

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