‹ Histoire générale des Hongrois (volume 2)Chapitre 119 sur 138 · Ibid.,p · texte numérisé non relu

Ibid.,p

2> grois, ne faisant nulle attention à la marche de Soliman, » au lieu d'agir en héros avec rapidité et courage, perdaient » leur temps en* vaines disputes, et succombaient pendant » leurs discours *. » En tout autre occasion il eût été fort imprudent de tenir un pareil langage devant une assemblée délibérante à laquelle on demandait beaucoup. Mais cette opinion était bien celle de la majorité, qui ne songeait qu'aux armements, et qui applaudissait à ces paroles d'Aczel devenu moins circonspect : « Toutes les fois que nous couronnons » un nouveau roi, nous lui faisons jurer qu'il reconquerra » les provinces séparées de la couronne de Sain t-É tienne. » Comment donc pourrait-on affirmer que le système poli- » tique de la Hongrie est uniquement défensif ? On ne peut » pas dire non plus que toute agression soit injuste *. » Ainsi l'habile personal qui avait commencé par des compliments galants, finissait par une déclaration de guerre.

Étudions d'abord la marche de la discussion pendant la courte durée de cette diète^; nous en verrous ensuite les résultats. La question militaire s'imposait à tous les esprits, et il n'y eut aucune divergence quant à la nécessité des préparatifs. Pourtant les lois fondamentales n'étaient point oubliées, et le palatin n'obtint pas, comme il pouvait s'y attendre, sans aucune résistance, un vote de confiance illimitée. Le roi avait-il le droit de lever Tinsurrection sans convoquer la diète? Plusieurs députés déclarèrent que cette troupe toute nationale ne pouvait être levée que dans le cas légal de défense, et que l'assemblée seule en était juge. Cependant il fut accordé qu'en cas d'urgence imprévue le

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