‹ Histoire générale des Hongrois (volume 2)Chapitre 129 sur 138 · Springer · texte numérisé non relu

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pas eu grand mérite à repousser des offres qui furent connues d*un petit nombre d'entre eux.

De son côté Napoléon changeait subitement de système : il pressentait Thostilité d'Alexandre, et cherchait un allié. Le seul allié possible étant François II, il n'est plus question de démembrer TAutriche, la paix de Vienne est conclue, et bientôt les fiançailles avec Marie-Louise. Mais les Hongrois ne pardonnèreut pas à Napoléon d'avoir réuni à son empire les pays de l'Adriatique dépendants de la couronne de Saint- Etienne, et la paix fut accueillie par une douleur patriotique. Presbourg envoya à l'Empereur, malgré l'appauvrissement causé par la guerre, tout Targent dont la ville pouvait disposer. Pesth fit entendre un langage respectueux et ferme : « Nous affirmons hardiment que cela ne serait pas arrivé » si Ta Majesté avait suivi les conseils de ses fidèles Magyars. » Le roi venait de remercier Tinsurreclion.

Il est naturel qu'un peuple agité par une cruelle secousse et par une grande commotion morale, une fois arrivé le jour du repos, se recueille et cherche un interprète de ses souffrances passées, de ses impressions qui commencent à s'effacer. Plus vivement encore que l'histoire ou que la poésie lyrique, le théâtre peutre tracer à la foule ces tableaux animés, qui lui donnent une seconde fois, mais sans douloureux mélange, la jouissance de l'héroïsme. Au lendemain de la chute de Napoléon, Kisfaludy fit paraître sur la scène magyare La vaillante jeune fille hongroise^, épisode embelli ou imaginaire de la guerre de 1809.

Jamais drame ne fut plus imprégné des passions politiques. Au moment où le rideau se lève, Liza Bodonyi, fille

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