‹ Histoire générale des Hongrois (volume 2)Chapitre 13 sur 138 · Epistolœ procerumy I · texte numérisé non relu

Epistolœ procerumy I

LA MONARCfflE ÉLECTIVE 31

elle devait mourir dans une médiocrité voisine de Tindigence. L'Italie devait aussi attirer le modeste Jean Corvin qui, en 1497 se fit recevoir dans la noblesse vénitienne, tout en continuant à défendre au besoin, comme il le fit jusqu'à sa mort, la frontière méridionale^. Quant à Florence, le nom de la Hongrie n'y éveillait plus le môme respect ni la même sympathie qu'au temps de Mathias : le' désordre croissant du royaume ne permettait plus d'entretenir des copistes ni de commander des tableaux.

Cependant la guerre turque recommençait, dans les conditions les plus déplorables*. L'armée hongroise se désorganisait; la légion noire mal payée se mettait en révolte, et Kinizsy, la traitant comme il avait Thabitude de traiter les Turcs, l'enveloppa, l'anéantit. La noblesse refusait de s'armer sous un roi suspect de trahison; le roi et le prélat Bakàcs se plaignaient dans un manifeste de l'ingratitude de la noblesse. Malgré toutes ces causes d'affaiblissement, Bajezidll (1492) ne put s'emparer de Belgrade; un corps envoyé jusque dans la Carinthie fut repoussé par le brave Khevenhiil- 1er, et les Magyars de Kinizsy et de Bàlhory, ne se montraient pas inférieurs aux Allemands, écrasèrent dans les défilés de la Tour Rouge l'armée du pacha de Semendria. Mais l'année suivante, Jakub dirigea une attaque formidable par la vallée de la Save contre la Garniole ; s'il fut encore repoussé des états autrichiens, à son retour il battit l'armée Hongroise et lui tua quinze mille hommes, à peu près au moment où la mort du vieux Frédéric III faisait Maximilien empereur.

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