‹ Histoire générale des Hongrois (volume 2)Chapitre 135 sur 138 · Helytartô tanàcs · texte numérisé non relu

Helytartô tanàcs

hostiles, les plus blâmables. Les subsides en nature doonent prise à la mauvaise foi : une mesure de blé peut valoir à quelques jours de distance deux prix fort différents, et lequel de ces deux prix prendre pour base ? La Diète évaluait à quatre florins chaque mesure de blé, à deux florins chaque mesure d'orge. Le 21 avril, le gouvernement déclara qu'il acceptait le présent offert, mais que jusqu'à la fin d'août il faudrait payer en espèces, ou donner 6 florins au lieu de chaque mesure de blé, 3 florins au lieu de chaque mesure d'orge. En d'autres termes, l'impôt élait augmenté d'un tiers. De plus une lettre royale augmenta de quatre florins (neuf au lieu de cinq) le prix du quintal de sel : contribution monstrueuse en tout pays, mais plus encore dans une contrée agricole telle que la Hongrie. Ce n'était même pas une bonne mesure fiscale : l'expérience avait montré qu'en élevant le prix du sel on diminuait la vente, chacun se réduisant au strict nécessaire. Mais c'était avant tout une violation de la Constitution, le tarif du sel ne pouvant être fixé que par la Diète.

L'assemblée eut bientôt à déplorer un attentat d'un autre genre. Le comte Joseph Dessewffy juge sévèrement, dans sa correspondance avec Kazinczy, les opérations du ministre Wallis*. Il parle du cancer financier qui ne manquera pas de dévorer l'Empire d'Autriche; il compare le papier autrichien aux assignats français; il convient bien qu'il faut un remède énergique, mais il le voudrait conforme à la justice. Telles furent sans doute les opinions renfermées dans quelques écrits qu'il distribua à ses collègues : il se vit exclu de la chambre haute. Enfin les projets de loi présentés par la

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