‹ Histoire générale des Hongrois (volume 2)Chapitre 30 sur 138 · cit · texte numérisé non relu

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2. Ferdinand Tespérait, comme on le voit par Halvani, II, 166.

SOUS la garde de sa mère et de ses conseillers, pour gouverner cette contrée comme lieutenant du Grand-Seigneur. Les tuteurs du prince furent consternés, même Frère Georges qui n'avait pas prévu ce résultat de Talliance ottomane* ; mais toute résistance était inutile, et la cour alla s'établir au château de Lippa. Désormais il y eut trois Hongries : la Hongrie occidentale, royaume effectif de Ferdinand, la Hongrie centrale occupée par les Turcs et gouvernée par le pacha de Bude, enfin la Hongrie orientale qui forma la principauté indépendante de Transylvanie.

Les auteurs de cette situation furent aussi sévèrement jugés en Europe que le roi François 1", allié des infidèles, îl sembla que la justice divine avait hâte de les punir : Valentin Tôrôk, objet d'une ancienne rancune des Ottomans, lut conduit à Constantinople, au château des Sçpt-Tours, où il devait mourir après cinq ans de captivité. Verbôczy, en sa qualité de fameux légiste, eut l'honneur d'être nommé juge suprême des chrétiens de Bude sujets du Sultan, singulière dignité pour un catholique zélé jusqu'au fanatisme; il mourut bientôt, brisé moins encore par l'âge que par le sentiment de l'inutilité de ses efforts, de sa patrie morcelée et de sa vieillesse flétrie. La principale église de Bude venait d'être transformée en mosquée, et l'illustre législateur fut enterré parmi les juifs.

Cependant la prise de Bude produisait un immense effet eu Allemagne et en Hongrie. Les princes protestants de Saxe,

1. Depuis il a été accusé d'une complicité que rien ne démontre, et dont Szalay Tinnocente absolument (IV, 223). — V. aussi ses Àdalékok, p. 175, où il soutient contre Paul Jove, en s'appuyant sur Verancsics, que Verbôczy et TôrÔk doivent partager la responsabilité de ces événements.

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