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tude les grandes dignités. Cette fois d'ailleurs la représentation n'était pas assez complète pour qu'on élût un palatin, et cette charge fut laissée vacante ; il n'y eut de nommé qu'un lieutenant royal, l'archevêque Vârday, et le seul acte important de la Diète fut d'envoyer à sa sœur aînée, la Diète germanique, une lettre inutile pour en obtenir des secours. Soliman arrivait une fois encore ; bientôt il assiégeait Gran avec une prodigieuse artillerie, faisait capituler cette place et transformait en mosquée l'église primatiale. Un peu plus tard c'était le tour d'Albe royale. Les habitants essayèrent contre les janissaires une sortie courageuse qui ne réussit pas ; alors, et malgré la résistance des Italiens et des Allemands de la garnison, ils capitulèrent moyennant le libre départ des étrangers, condition fort mal observée par la cavalerie tartare. Mais le chef musulman se montra plein de douceur envers les habitants, et plein de respect pour les tombeaux des rois. Il déclara qu'il était venu délivrer les Hongrois de la tyrannie allemande.
Ce langage était eu quelque sorte autorisé par la conduite de Martinuzzi, qui avait déclaré rompue la convention de Gyalu, et repris toutes ses négociations avec la Porte. Ferdinand ne dissimulait pas son irritation et sa haine; il écrivait à sa sœur Marie : « Le moine continuant en sa » méchante et malheureuse volonté, au lieu qu'il faisait cou- » vertement ses pratiques, les fait à présent tout ouvertement » contre moi pour divertir et dévoyer tous ceux qu'il peut » tenant mon parti. i> Ces plaintes assez justes s'étendaient moins justement à T a invétérée inconstance » de la nation magyare, et il se promettait de lui « ôter tant plus les occa- » sions de se révoltera » Ferdinand nous semble avoir