Recueil de Simonyi déjà cité, n« 44 et
3. \^. le 2« et le 3« volume de la collection déjà citée de M. Szilâgyi.
LES TURCS ET L'AUTiUCHE 155
prince, et Tun des meilleurs prosateurs de la langue magyare au dix-septième siècle ^
Dès lors et pendant plusieurs années (1657-1661), la
Transylvanie fut le tixéâtre d'inextricables conflits au milieu
des incursions tartares et des interventions allemandes.
Voici les faits essentiels qui se dégagent de ce, chaos. La
Porte exigeait de la diète la déposition de Râkôczy et Félec-
lion d'un autre prince. François Rhedey accepta ce rôle par
dévouement, mais dès que cela fut possible il abdiqua en
faveur de Georges II et se retira dans ses terres. Ce fut le
signal d'une terrible invasion turque, plutôt aggravée que
neutralisée par une invasion de Cosaques se disant alliés du
prince rétabli. Karolyfejervâr', la capitale, fut saccagée, les
habitants tués ou emmenés en esclavage. Désespérés, les
Etats du pays implorèrent l'élévation d'Acatius Barcsay
moyennant un très-fort tribut payé à la Sublime-Porte. Le
grand-visir Keuprlli, qui semblait rendre à sa nation Télan
et la force conquérante de ses plus beaux jours, profitait
avec joie de tous ces événements pour mettre la main sur les
places fortes, et reculer les limites du territoire ottoman *.
C'était, une raison pour que la cour de Vienne, tout en évitant une rupture ouverte avec le Sultan, protégeât le parti àe Ràkôczy ; mais elle le secourut mollement, et ne Tempêcha pas de succomber et de périr dans la lutte. Jean Kemény, reconnu par les États comme sou successeur, ne fut pas plus heureux : il voulut à la fois terrifier ses adversaires
1. Le Kemény Jànos ônéletirâsa (autobiographie) se trouve dans ie 2» vol. de Rumy.