Mémoires y p
spirituellement : a Depuis la guerre de César contre les Gau- * lois, je ne crois pas qu'il y en ait eu une pareille. En lisant » les Commentaires de ce grand capitaine, j'ai retrouvé le » génie des Gaulois dans les Hongrois; mais en vérité je ne » trouvais pas des Césars dans les généraux de l'Empereur. V Herbeville força les redoutes, gagna une bataille, je Tai » vu traverser des déserts et conquérir la Transylvanie sur » moi, quoique je n'aie remarqué en lui aucune des qualités f de César* ».
L'incohérence d'un côté, la médiocrité de l'autre, prolongèrent les hostilités sans événement décisif jusqu'en 1707, année pour laquelle avait été décidée la convocation de la diète d'Onod. Il y avait eu auparavant des conférences, soit entre Magyars, soit avec les délégués de TEnupereur ou des puissances alliées : l'assemblée de Szécseny avait reconnu Ràkôczy chef régulier de la confédération formée pour la défense delà liberté, avec un conseil de vingt-quatre sénateurs; plus tard aux conférences de Nyitra, le nouvel Empereur Joseph P'* lui avait fait proposer de grands avantages personnels pour conclure la paix, et sur son refus, lui avait fait tenir ce langage : « Vous vous fiez aux promesses de la » France, qui est l'hôpital des princes qu'elle a rendus mal- » heureux parle manquement à sa parole. Vous serez du » nombre et vous y mourrez ^ ». De plus la diète de Mâros
1. MémoireSj p. 82.— Du reste Ràkôczy montre le même scepticisme au sujet de ses officiers et de son armée dans une lettre à Louis XIV. (Fiedler, II, 454.)
2. VBistoria Josephi 1 Cœsaris par le P. Wagner. (Vienne, 1745, infol.) est on panégyrique dans toutes les règles comme son histoire de Léopold.