Ibid. c
3. Adeo Hungariam œdifîciis îidornavit, ut Alemanniam, bis rébus cultissimam, hac tempestate pœne adœquet. . . Neminom ab se unquam dimisit, cui aut vestem pretiosam, aut equos phaleratos, aut cœlatum argenlum dono non dederit. Hoc insuper famœ bujus Principis mullum conferebat, quod Italis, genli et lingua promplœ et suapte nalura adulatrici ac quœstui deditœ, largiri solebat {Tuberonts lomment., loc. cit.)
reusement les vigoureux efforts du roi eu faveur de la littérature et de Tart. Avant même qu'elle ne fût achevée, Ange Politien la célébrait d'avance comme la plus belle et la plus riche des bibliothèques ^ Aucune assurément n'était mieux installée. Le palais qui la renfermait s'élevait sur les flancs de cette colline de Bude, abondante en eaux sulfureuses, que Mathias appelait « le siège et le trône de la dignité » royale, la tête de notre royaume, la santé et la restaura- » tion de notre peuple 2. » On comparait ce temple de la science au temple d'Hercule où le premier à Rome Asinius Pollion avait fondé une bibliothèque. On y pénétrait par une salle dont le plafond curviligne représentait un ciel constellé, et qui communiquait par une porte latérale aune chapelle de saint Jean où le roi entendait l'office de chaque • jour 3. Ensuite venaient deux autres grandes salles, Tune consacrée à la Grèce et à l'Orient, l'autre à la littérature latine, où les manuscrits étaient rangés dans un ordre parfait, et catalogués de manière à être trouvés facilement. Les codices étaient revêtus d'une enveloppe de soie où diverses couleurs et des lettres d'or indiquaient la nature de l'ouvrage. Le velours, l'or, l'argent des agrafes, brillaient partout, a Que de trésors j'ai vus, s'écriait le savant Brassicanus. » 0 Dieiix immortels 1 Qui pourrait croire à un spectacle > aussi délicieux? Je ne me croyais pas dans une bibliothè- » que, mais dans le sein de Jupiter *. »
1. Bibliothecam jam pridem comparas, omnium sicut expectamus, non omatissimam solum, sed etiam copiosissimam (L. IX, ep. IJ.