Ibid. c
î). Ibid. c. 3.
toute d'importation et sans véritables racines nationales, mais non moins curieuse à étudier pour cela. Le roi en était le centre indispensable par son activité et ses largesses. En vrai conquérant il dormait peu*, excepté pendant un siège ou entre deux batailles. Malgré les affaires qui renaissaient de toutes parts, il avait toujours du temps pour lire et pour disserter à table avec ses amis. Un jour que Ton discutait une question difficile, il doune Tordre d'aller chercher des livres dans sa chambre à coucher; il les connaissait si bien qu'en un moment il réunit les autorités nécessaires pour appuyer son opinion *. Les contemporains ont remarqué que Mathias recherchait la société des Italiens, plus propres que tout autre peuple à travailler à la gloire d'un prince, « par » leur facilité de parole et leur nature adulatrice et avide. » C'étaient eux surtout qui recevaient ces beaux présents, dont était coutumière la prodigalité royale, de riches habits, de l'argenterie ciselée, des chevaux tout harnachés. C'étaient eux aussi qui bAtissaient ou décoraient des édifices presque aussi nombreux, disait-on, que ceux de TAllemagne^.
De toutes les fondations de Matliias la plus importante de beaucoup fut sa bibliothèque, la Corvina. Elle résume heu-
1 . Ibid. c. 20 : Nonne incredibile putatur, in mediis tumullibus, in tormentorum fragore, in castris, somnum invenire; et domi in summa quiète non posse in somnum resolvi?