‹ Histoire générale des Hongrois (volume 2)Chapitre 60 sur 138 · Fielder, I · texte numérisé non relu

Fielder, I

larges communications — ce qui était précisément Timpossible.

Les mécontents se trouvaient donc, après leur maladroite résolution d'Onod, ne savoir que faire du trône déclaré vacant- Râkôczy avait en même temps sur les bras une autre couronne encore plus chimérique. Le tzar Pierre le Grand lui proposait de le faire reconnaître comme roi de Pologne : il était dangereux de refuser, dangereux d'accepter à cause de Charles XII tout -puissant, qui n'avait pas encore subi son désastre de Pultava. Le principal tort de ces combinaisons stériles, dénouées par une acceptation platonique, fut d'augmenter la mésintelligence avec les officiers français. Ràkôczy écrivait au marquis Desalleurs : « J'ai peur que » notre controverse ne finisse pas plus tôt que celle des Jé- » suites avec les Jansénistes * ». Le sentiment populaire était que les Français voulaient éterniser la guerre. Résultat : la victoire du maréchal Heister à Trencsin (4 août 1708), victoire qui livra aux Autrichiens une grande partie de la Haute Hongrie, et après laquelle les affaires ne firent plus qu'empirer. Moins que jamais Vêtes compla sur la France épuisée. Laissons-le raconter une scène humiliante de la terrible année 1709 : « Le roi ordonna en ma présence à M. Torcy, que s'il avait des fonds faits pour les 50 mille écus, comme j'en ai assuré S. M., de vous les faire remettre sans aucun retardement. Au sortir de l'audience de S. M. j*ai été à celle de M. Torcy, qui déclama avec beaucoup d'aigreur contre V. A. S., Faccusant d'être la cause de la décadence des affaires d'Hongrie, et il m'a dit bien expressément que le roi était bien bon de vous donner encore lesdits 50 mille écus,

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