‹ Histoire générale des Hongrois (volume 2)Chapitre 61 sur 138 · Fiedler, II · texte numérisé non relu

Fiedler, II

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puisqu'il est assuré que V. A. S. est déjà d'accord avec rEmpereur, ou qu'elle le sera incessamment. Et il me déclara qu'il ne vous fera tenir l'argent que lorsqu'il sera assuré que vous êtes résolu à continuer vos services au roi ». Dès lors Vêtes ne continua plus ses relations avec la cour que par acquit de conscience, malgré de longues négociations avec la Russie que personne ne pouvait prendre au sérieux, et il exhorta son maître à se réconcilier avec l'Empereur *.

Les événements qui se succédaient eurent bientôt montré qu'il n'y avait pas autre chose à faire, sinon pour Râkôczy, au moins pour la nation. D'habiles tacticiens, Starhemberg, Heister, Sickingen, avaient de 1708 à 1710 fait perdre à l'insurrection ses dernières chances. Joseph I®' était un souverain beaucoup plus bienveillant et modéré (Jue son père; de son coté il désirait vivement une entente. Bercsényi était tombé dans l'exécration générale *, Râkôczy venait de partir pour la Pologne afin de se rapprocher des secours du czar, lorsque le troisième chef, Alexandre Kârolyi, entama les négociations définitives (janvier 1711), qui lui semblaient être pour sa patrie une inéluctable nécessité 3. Le prince ne parut plus en Hongrie que pour signer la paix de Szathmâr, puis il retourna en Pologne et de là partit pour la France. Le traité juré au nom de l'Empereur Joseph qui venait de mourir, stipulait une amnistie générale, et rétablissait sur leurs bases essentielles la constitution et les lois magyares.

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