‹ Histoire générale des Hongrois (volume 2)Chapitre 63 sur 138 · Fontes rerum austriacarum. T. XXII, p · texte numérisé non relu

Fontes rerum austriacarum. T. XXII, p

ments insuffisants contre les rigueurs d*un hiver qui glaçait assez profondément le Danube large et rapide pour que des voitures pussent le traversera

Toutes ces observations, toutes ces opinions reviennent à dépeindre la Hongrie de 1722 comme un pays qui avait grand besoin de paix intérieure et d'un gouvernement suffisamment libéral, mais avant tout durable et de transmission facile et bien réglée. L'Empereur-roi ne pouvait souhaiter des dispositions plus favorables à sa Pragmatique-Sanction. Avec beaucoup de bon sens , il désirait éviter toute pression gouvernementale sur la diète ; il préférait que le mouvement d'adhésion se produisit spontanément dans l'assemblée elle-même. Le cardinal Csdky lui rendit de grands services en allant visiter l'un après l'autre les magnats et les députés récalcitrants. L'un d'eux, Szluha, personnage très-important parce qu'il étaii: protonotaire du palatin, soutenait avec insistance que l'on ne devait pas faire supporter le poids de la couronne à une aussi faible fleur qu'une princesse de cinq ans, que le roi Charles n'avait que trente-cinq ans et pouvait fort bien avoir encore un flls, que Léopold avait eu des enfants dans un âge plus avancé. C'était une défaite; le vrai motif était la crainte que l'on éprouvait de voir la Hongrie absorbée dans la masse des États autrichiens.

Charles VI fit en sorte de dissiper cette inquiétude. Il y réussit complètement, et Szluha fut le premier à se montrer satisfait des promesses de liberté et d'autonomie qui équivalaient presque à l'établissement de l'union personnelle, ou plutôt du dualisme qui existe aujourd'hui. Le 27 juin, journée parlementaire mémorable, Szluha prononça un grand

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