‹ Histoire générale des Hongrois (volume 2)Chapitre 73 sur 138 · Paganel, Histoire de Josejih 11^ p. 339, Paris · texte numérisé non relu

Paganel, Histoire de Josejih 11^ p. 339, Paris

2. MM. d'Arn»th et GeflFroy, Correspondance secrète entre Marie- Thérèse et le comte de Mercy-Argenteau, Paris 1874, T. III, 99, 110, 150, etc. Recueil de premier ordre, on ne peut plus Intéressant à rapprocher de la correspondance de Frédéric, particulièrement en ce qui concerne l'affaire de Bavière, recueil précieux pour quiconque veut étudier la cour de France et la politique extérieure de* Marie- Thérèse, mais dans lequel il est rarement question des Hongrois.

i hongrois avec un conseiller, je ne sais pas si cette partie » lui paraîtra fort intéressante. » Lorsque les hostilités se préparèrent contre la Prusse, Joseph II se montra fort irrité du peu d'empressement que Ion mettait à rassembler les recrues, il se plaignit des lenteurs éternelles des comitats. La vieille reine alors employa son expérience à lui faire comprendre « cette nation glorieuse » éprise des formaUtés légales, et la nécessité éventuelle de convoquer une diète, perspective qui d'ailleurs ne lui souriait nullement.

« La Diète de Hongrie, lui écrivait-elle, est ordonnée pour » le 1" octobre (1778), ne pouvant plus tôt. Vous aurez s> douze mille recrues à la place de huit mille. Je dois dire » que tout le monde s'empresse, et le chancelier, le primat, » Pâlffy, Forgacs sont déjà dans leurs comitals, et travaillent » et donnent le branle. Je dois cette justice à tout le monde i> et vous embrasse tendrement. » — « Je ferai mon pos- » sible d'obtenir le mieux, mais cela ne peut se promettre » d'une multitude de gens bien intentionnés, mais pleins de » préjugés. » — « J'ai fini hier avec ces Messieurs qui étaient » ici. Point de diète, et on fera l'augmentation. Je leur dois » cette justice qu'ils se sont déclarés avec zèle et prompti- » tude. En cas de plus grand besoin, l'insurrection et la » diète restent encore en réserve, mais Dieu nous en pré- » serve. » Malgré ce souhait peu enthousiaste, Marie-Thérèse ne cessait de combattre la mauvaise humeur croissante de son fils qui parlait avec dédain « des propositions que les • Hongrois font sonner si haut*. » Elle appréciait à leur juste valeur ces propositions, qui revenaient à de grands

1. Maria- Theresia und Joseph II, I, 334, II, 73, 123, 207, 303, 372, 378, UI, 24, 60, 88, etc.

LA HONGRIE AUTRICfflENNE 235

sacrifices en hommes et ea argent, mais que la paix de Teschen rendit heureusement inutiles. Lorsque Thydropisie l'emporta quelques mois plus tard , raffection mutuelle des Magyars et de leur reine n'était plus obscurcie parles nuages que des torts mutuels avaient soulevés pUis d'une fois.

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