LE RÉVEIL NATIONAL ET LÉOPOLD II
Après la mort de Joseph reflervescence produite par ses tardives concessions ne fit que grandir *. L'archiduc Léopold devenait roi de Hongrie et de Bohême, bientôt Empereur sans doute : quelle serait sa conduite? rendrait-il tout à fait à la nation magyare son indépendance et sa constitution? Ne serait-il point possédé, lui aussi, de la manie de réformer? Le passé de Léopold annonçait un excellent prince. Il quittait son duché de Toscane au milieu des regrets universels : de tous les souverains il était celui qui avait le mieux fait profiter ses sujets des fécondes idées contemporaines. Le bien-être partout répandu avait rçndu plus d'une fois inutiles les prisons réparées et assainies par les ordres du grand-duc. Mais Florence, autrefois la patrie des génies fiers, la patrie de Dante et de Michel -Ange, était peu à peu devenue, par l'effacement des caractères et le despotisme