‹ Histoire générale des Hongrois (volume 2)Chapitre 86 sur 138 · II · texte numérisé non relu

II

290 • . fflSTOIRE GÉNÉRALi; DES HONGROIS

ronpé, et un peu après lui la jeune reine, au milieu d'un enthousiasme sans bornes*. Chacun se déclara prêt à soutenir une si juste caus.e contre la France, et le palatin fut un interprète fidèle des dispositions générales en demandant des levées exceptionnelles : Tout fut volé, hommes et argent. Le cadeau de joyeux avènement fut magnifique. Un drame populaire en magyar compara François II à Mathias Corvin^ Péczely mourant célébra le début du règne.

Que devenaient cependant les réformes promises ? On se rappelle que, la noblesse ayant trouvé moyen de s'entendre avec Léopold, neuf commissions d'enquête avaient été nommées. Leurs travaux ne se ressentaient pas trop de Tégoïsme aristocratique : l'esprit de Joseph II, moins l'arbitraire, Fesprit du xvni* siècle y dominait. Mais c'est bien de cela qu il s'agissait maintenant ! On devait se rendre à un appel d'honneur dans les plaines de Belgique et de Lombardie. D'ailleurs toutes ces nouveautés pouvaient être des concessions à l'esprit révolutionnaire. Elles ne furent • pas oubliées; elles restèrent comme des germes féconds pour l'avenir, mais elles furent différées en faveur de la grande cause. Plus les armées autrichiennes furent malheureuses, moins il parut prudent de s'occuper des questions intérieures, si ce n'est pour écraser les complices de la Révolution. La Diète aurait pourtant voulu que la Transylvanie fût réunie au territoire hongrois, que cette réunion fût tout au moins préparée ; et que les régiments levés en Hongrie eussent toujours des officiers magyars, et formassent comme une armée indépendante. Nous avons vu le pai-

Page 1