‹ Histoire générale des Hongrois (volume 2)Chapitre 93 sur 138 · Bacsânyi KôUeményei · texte numérisé non relu

Bacsânyi KôUeményei

moindre secours par d'humiliantes insistances, et dictait impérieusement les plans de campagne ^ ; lorsque les Etats- Généraux de Hollande négligeaient de se défendre et laissaient mourir de faim leurs défenseurs* ; enfin lorsque les Prussiens et Thugut rivalisaient de mauvais procédés^, il n'était certes pas indifférent de pouvoir compter sur les nobles Magyars : on leur ût une plus grande place. Ils étaient d'ailleurs pleins de mérite, et nous voyons qii'on leur confiait des entreprises délicates. Kray et Meszaros sont chargés de s*entendre avec Pichegru lors de son complot royaliste*. Alvinczy, infatigable et ardent, général, saura fort bien s'acquitter d'une négociation avec les Etats Généraux, ou de la tâche ingrate d'assurer Tentretien d'une armée. On le désigne pour envahir l'Alsace et proclamer Louis XVIir^. C'est presque toujours avec éloge qu'il est parlé dans la correspondance impériale des généraux Ott et Giulay^. Les soldats étaient au niveau de leurs chefs ; ils partageaient Taffreuse misère de l'armée autrichienne et son patient courage '7. Sans argent, sans chaussures, presque sans nourriture et sans vêtements par un hiver terrible, et ne pouvant pas comme les Français se consoler par la victoire, ils se signalaient dans la défaite par leur résistance héroïque.

Depuis 1796 le parti démocratigue décimé par l'échafaud

1. Vivenot, Thugut, Clerfayt et Wurmser, p. 22, 29, 31, 43, 47, 30.

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