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OU par la prison dure, cessa de faire entendre sa voix. Les adeptes qui lui restaient, préservés de toute contagion étrangère par de sévères règlements de douanes, se découragèrent ou se convertirent. Les prodigieux succès de la France, la rupture avec la Prusse, la détresse de F Au triche ne firent qu'exalter le dévouement des Magyars. Alors comme dans toute leur histoire, ils ne surent rien refuser à leur souverain délaissé, tandis que ce même souverain entouré d'alliés ne trouvait en eux que résistance ou froideur. Leur imagination orientale fut singulièrement fascinée par le jeune capitaine qui détruisait leurs armées comme en se jouant, et qui, dépassant en rapidité victorieuse tout ce qu'on savait des Turcs et des Mongols, menaçait comme eux la Hongrie. Ils Tadmirèrent, le haïrent et le combattirent avec passion.
De son côté l'empereur François, frappé de l'épuisement de ses pays héréditaires ^ avait toujours plus besoin de la Hongrie. Mais l'indestructible constitution exigeait, pour des levées et des impôts exceptionnels, une convocation de ]â ■ diète : on était même déjà en retard d'une année puisqu'elle devait être réunie tous les trois ans. Que de plaintes, que d'exigences allaient se produire! Tant que cela fut possible on différa. Les grandes familles firent des sacrifices pour la cause de la féodalité et de- la religion. Le prince Eszterh^f arma 620 conscrits et envoya 15,000 mesures de blé. Le cardinal-primat Batthyâny préleva sur les immenses revenus de son diocèse 50,000 florins, 50,000 mesures d'avoine, et se chargea d'entretenir encore un régiment. D'autres magnats et d'autres évoques montrèrent, dans la proportion de leurs revenus, une égale générosité : mais tout cela fondait