Springer, Geschichte von OEsterreick, I
6. Cependant Gentz, le 28 octobre, entre Ulm et Austerlitz, regardait les levées hongroises comme la meilleure ressource de VEmpire. [Lellre à Jean de Mûller. IV, 123 )
LA HftNGRIE AUTRICHIENNE ^ :ï)3
une grande situation. François II renonça bientôt à son titre d'empereur du Saint-Empire Germanique, qui n*avait plus aucun sens. Dès lors, la couronne de Saint-Etienne devenait la première de ses couronnes. Tant que le souverain de TAutriche était resté le chef de la nation germanique, Vienne, ville allemande, restait aussi la seule capitale possible. Tout lien étant rompu entre la Confédération du Rhin et les possessions autrichiennes, le centre de l'empire se trouvait déplacé : il était au grand coude formé par le Danube dans sa marche vers le midi; il était sur le rocher de Bude, ou de Tautre côté du fleuve, dans la commerçante ville de Pesth, où commence la vaste plaine. Telle était aussi l'opinion des deux esprits les plus clairvoyants de la France et de l'Allemagne. Talleyrand soumettait à Napoléon un plan qui consistait à écarter TAu triche de l'Allemagne et de l'Italie, et à tourner son ambition vers le Danube inférieure Gentz écrivait avec plus de précision encore à Jean de Mfiller que Vienne devait cesser d'être capitale, que les provinces allemandes devaient être désormais les provinces frontières, et la Hongrie le centre de TEmpire '.
Il s'agit maintenant de racx)nter comment retentirent dans le cabinet de Vienne et dans une assemblée hongroise les échos d*Iéna et de Friedland, comment la tenace Autriche profita du court répit qui lui était offert, et comment la tribune magyare, entre les exigences royales et les menaces de l'étranger, demeura ferme et patriotique.
Napoléon n'était pas alors préoccupé delà Hongrie comme il le fut deux ans plus tard : mal renseigné peut-êti*e sur ce