Tous ces textes se trouvent dans les annales de Pray
qu'au démembrement territorial et à la désorganisation intérieure. Ne voyait-on pas la ville de Bartfa par exemple^ sollicitée tour à tour par Maximilien, par Albert, et par le roi légitime, chaque fois avec promesse de privilèges nouveaux et d* avantages de toute espèce? N'y avait-il pas tout à craindi*ede semblables séductions et de semblables marchés ? D*ailleurs les traités où l'on oubliait la patrie nerendaieuiils pas la royauté en quelque sorte étrangère au pays par ses intérêts et par ses affections ? Wladislas ne contribua pas peu à fortifier ces impressions défavorables en se montrant incapable de prononcer le plus petit discours en magyar: il se servit de la langue tchèque, et il fallut qu*un évêque se chargeât de traduire ses paroles au fur et à mesure qu*il les prononçait.
La lecture du traité de Presbourg fit éclater un véritable orage. Le cri de trahison retentit, les négociateurs étrangers furent obligés de s*enfuir; ou écrivit au coin des rues de Bude : plutôt mourir qu*étre valets de l'Autriche ! Cependant il y avait dans cette colère plus de surprise que de résolution ; la noblesse ne savait que faire, elle ne voyait aucun moyen de lutter contre le fait accompli du traité. Bàthory la calma, la décida à retourner dans ses foyers, non sans avoir voté quelques mesures de défiance contre Tautorite royale, et non sans avoir désapprouvé le mariage projeté entre Wladislas et Béatrix.Le pauvre roi n'attendait que ce prétexte pour retirer sa parole : TAssemblôe estimait qu'un souverain de trente-six ans devait épouser une princesse d'âge à lui donner des enfants. Dès lors la reine-veuve, dont le sort n'intéi'essait personne, retourna en Italie où