‹ Histoire générale des Hongrois (volume 3)Chapitre 119 sur 132 · Mignet, Histoire de la Révolution française, II · texte numérisé non relu

Mignet, Histoire de la Révolution française, II

Là HONGRIE AUTRICHIENNE 380

mieux définir le caractère nouveau de cette guerre, ni mieux résumer le manifeste autrichien qui fut rédigé par Gentz : le grand pamphlétaire de la contre-révolution signale à la vengeance de TEuropé, sur le ton aigre et violent qui lui appartient, la misère engendrée par le blocus, la spoliation des États de l'Église, les attentats de Napoléon contre le roi et le peuple d'Espagne. Gentz pensait beaucoup à la Hongrie ; il la considérait, nous l'avons dit, comme la partie vitale de la monarchie. Sans apprécier bien haut la constitution hongroise, il était personnellement lié avec les familles de la haute noblesse, les Eszterhâzy, les Zichy ^ Son manifeste sadressait merveilleusement aux passions des Magyars.

Nous n'avons pas à raconter comment l'offensive, hardiment prise en Bavière par r.irchlduc Charles, futdéjouée par une manœuvre admirable de Napoléon, comment en quelques jours la gauche fut écrasée à Abensberg, le centre à Eckmûhl, Tarrière -garde à Ratisbonne '. Remarquons seulement que ces désastres coûtèrent à l'Autriche une grande partie de sa cavalerie, et qu'il fallut sadressèr pour combler les vides, au peuple cavalier par excellence. Presque aussitôt deux nouveaux régiments sont créés. Dès le 10 avril le palatin fait un premier appel à l'insurrection nationale, et s'occupe sérieusement, mais trop tard, de l'organiser : une commission de huit membres s'occupera de la caisse spéciale et des paiements, le général Etienne Vegh des provi-' siens , le docteur Eckstein du service des hôpitaux. Bientôt une nouvelle proclamation conclut à la victoire ou à la

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