Springer, l
406 fflSTXJlRE GÉNÉRALE DES HuNÛRUlS
pas eu grand mérite à repousser des offres qui furent connues d'un petit nombre d*entre eux.
De son côté Napoléon changeait subitement de système : il pressentait Thostilité d'Alexandre, et cherchait un allié. Le seul allié possible étant François II, il n est plus question de démembrer TAutriche, la paix de Vienne est conclue, et bientôt les fiançailles arec Marie-Louise. Mais les Hongrois ne pardonnèrent pas à Napoléon d'avoir réuni à son empire les pays de TAdriatique dépendants de la couronne de Saint- Étienne, et la paix fut accueillie par une douleur patriotique. Presbourg envoya à l'Empereur, malgré Tappauvrissement causé par la guerre, tout l'argent dont la ville pouvait disposer. Pesth fit entendre un langage respectueux et ferme : c Nous afiirmons hardiment que cela ne serait pas arrivé • si Ta Majesté avait suivi les conseils de ses fidèles Magyars. » Le roi venait de remercier l'insurrection.
Il est naturel qu'un peuple agité par une cruelle secousse et par une grande commotion morale, une fois arrivé le jour du repos, se recueille et cherche un interprète de ses souffrances passées, de ses impressions qui commencent à s*eSacer. Plus vivement encore que l'histoire ou que la poésie lyrique, le théâtre peutre tracer à lafoule ces tableaux animés, qui lui donnent une seconde fois, mais sans douloureux mélange, la jouissance de Théroïsme. Au lendemain de la chût« de Napoléon, Kisfaludy fit paraître sur la scène magyare La vaillante Jeune fille hongroise ^^ épisode embelli ou imaginaire de la guerre de ]809.
Jamais drame ne fut plus imprégné des passions politiques. Au moment où le rideau se lève, Liza Bodonyi, fille