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çais, ai modérés en 1805, démentir à ce point leur bon na<* turel : «Sigismond Szœgényi me demanda pourquoi le Français, quittant sa douceur naturelle, est devenu brigand. » Ils remarquaient pourtant que leurs vainqueurs faisaient peu de dommage là où ils trouvaient le seigneur à son poste; et que leur caractère aimable reparaissait volontiers : « Quel » charmant , quel joyeux homme que le Français I » Mais par exemple quelle brutalité envers le clergé !
Tout cela porte à croire que M. de Narbonne, et d'après lui nos historiens^, se sont mépris sur la prétendue sympathie des Hongrois. Les écrivains magyars s^élèvent avec force contre cette opinion : Majlàth affirme que le prince Eszterhàzy se mit à rire lorsqu'on lui proposa la royauté, et partit en fidèle sujet pour le quartier-général ; que la proclamation, fort remarquable sans doute, ne produisit aucun effet, et que tous les exemplaires furent livrés à l'autorité légitime '. M. Horvâlh réfute M. Villemain par le récit des événements de 1809, qui depuis le premier jusqu'au dernier prouvent la fidéUté et même l'acharnement de ses compatriotes. Il cite un mot de Metternich à M. de Narbonne : « Général, vous 1» ne connaissez pas la loyauté hongroise. » Enfin M. Springer ^ allègue avec beaucoup de vraisemblance que la proclamation s* est très-peu répandue, et que les Hongrois n*out
1 . Excepté M. Lanfrey, qui, trop dédaigneux du mérite intrinsèque de la proclamation, dit fort justement, ce nous semble, qu'il y avait folie à parler aux Hongrois d'indépendance, les mains rouges encore du sang des Espagnols (IV, 523). — De Gérando {Esprit politique en Hongrie, 133] ajoute que la conduite de Napoléon envers la Pologne n'était pas faite pour encourager les Hongrois.