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LA MONARCfflE ÉLECTIVE 37
rieuse, mais qui prouva la désorganisation de cette armée, naguère si brillante et si solide sous Mathias Corvin. L'intervention de Jules II, inquiet d'une lutte entre princes chrétiens devant le péril constant de l'invasion musulmane, et surtout la naissance du prince Louis (juillet 150G), mirent fin aux hostilités. Maximilien ne pouvait plus songer à réclamer immédiatement le titre d*héritier de Hongrie, mais il ne renonçait à aucune de ses prétentions pour l'avenir, et il maintenait, dans un langage hautain, ses droits éventuels*. Le pauvre petit prince était destiné à servir, loin de les contrarier, les vues de la maison d'Autriche. Sa naissance avait été pleine de mauvais présages. Il était si faible, étant venu avant terme, qu il fallut, suivant une pratique de la très-vieille médecine, Tintroduire dans la peau d'un animal égorgé tout exprès. La rapacité de la cour profita de cette naissance pour lever des impôts exceptionnels tombés -depuis longtemps en désuétude : les paysans szeklers, furieux de se voir réclamer un bœuf par maison, prirent les armes, tuèrent les percepteurs, ne furent soumis qu'après une courte jacquerie, prélude de plus graves événements. A peine Wladislas fut-il rassuré sur la santé de son fils, âgé d'un an, qull songea pour lui à un nouveau mariage autrichien. La diète de 1507 eut beau maintenir la loi d'exclusion, nommer Zapolya capitaine-général, donner une grande importance à Verbôczy en le chargeant de rédiger un Ck)de de jurisprudence; le mariage de Louis avec Marie d'Autriche, sœur de Ferdinand et du futur Charles-Quint, n'en fut pas moins résolu. L'antagonisme de la nation et de la royauté s'irritait chaque année davantage. Un diplôme