‹ Histoire générale des Hongrois (volume 3)Chapitre 29 sur 132 · BnaUemand Neusohl · texte numérisé non relu

BnaUemand Neusohl

serait envahie? Une déQance générale fut le déplorable résultat de cet échec; les princes protestants, Ferdinand, les Hongrois se renvoyèrent les récriminations et les insinuations blessantes*. D'un côté les Allemands redoutaient toujours de voir la maison d'Autriche employer contre leurs libertés religieuses leurs propres préparatifs militaires, et se plaignaient qu'on laissât leurs soldats manquer de tout. D'autre part Ferdinand écrivait à l'Empereur : c A eu faute » de bons cerveaux pour la bonne conduite, et non de gens » ni autres choses nécessaires pour la guerre, dont tout le » camp était plus que sufiisamment pourvu ; qui me fait » avoir grande conjecture, qu'ils auront passé quelques • mauvaises pratiques *. > Il reconnaissait pourtant qu'il y avait eu négligence dans les paiements nécessaires; mais la défiance reprenait le dessus , et le roi faisait jeter en pri-^ son Perényi par suite d'une accusation injuste cette fois et qui souleva Tindignation des Magyars : jusques à quand, pensaient-ils, ces Autrichiens ne sauront-ils ni nous conquérir, ni nous délivrer, ni nous laisser en repos ; jusques à quand veri*ons-nous les chefs de nos grandes familles jetés dans les cachots de Wiener Neustadt ou dans les cachots des Sept-Tours?

Le niécontentement national se montrait si redoutable que Ferdinand crut indispensable de convoquer une diète à Presbourg, et de promettre à cette assemblée mal disposée qu'il respecterait toutes les libertés du royaume. Déjà se manifestait la tendance de la maison d'Autriche à concentrer à Vienne, entre les mains de ministres étrangers, les affaires hongroises, et de laisser tomber en décadence ou en désué-

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