CHAPITRE III
JOSBPH II BT LB CENTRALISME (1780-1790).
Le priace de Ligne disait à lord Malmesbury, quelques mois avant le réel avènement de Joseph II : « Ce sera un
> homme qui aura des velléités et qui ne les satisfera jamais.
> Son règne sera une envie continuelled'éternuer*. > Le grand seigneur belge, ou plutôt le grand seigneur cosmopolite qui comptait « six ou sept patries », n'avait qu*à moitié raison et ne se trompait qu'à moitié sur le compte du souverain laborieux et réformateur. Le profond respect, TafTection mêlée d'un peu d^effroi que lui inspirait sa mère, aussi bien après qu'avant son élévation au titre impérial, avaient réduit Joseph II à se repUer sur lui-même dans un travail presque solitaire, partagé seulement avec quelques amateurs de philosophie et d'économie politique. L esprit de Marie-Thérèse n'avait aucune influence réelle sur le sien ; les règlements minutieux qu'elle avait faits pour son éducation n'avaient eu d'autre résultat que de lui donner des habitudes systématiques et un goût exagéré pour la méthode en toutes choses : i II comprimait tous ses bons mouvements lorsqu'il