‹ Histoire générale des Hongrois (tome 1)Chapitre 152 sur 179 · Chalcocondylas, p · texte numérisé non relu

Chalcocondylas, p

2. Cette dernière hypothèse est celle de Szalay, qui ne peut croire ni avec Thuréczy à la générosité de Drakul ni avec Chalcocondylas à la bienveillance des magnats pour le héros vaincu.

3. V. sur le gouvernement de la Hongrie pendant la période 1445- 1452 un travail spécial de M. Knauz : Az orszàgos tanâcs e’s orszâg-

ifrîji,

Ht \

les droits et de tons les pouvoirs souverains, sous le contrôle de l’Assemblée, qui seule avait le droit de conférer les grandes charges, de déclarer la guerre ou de conclure la paix.

Jamais pouvoir plus grand n’a été conféré à un plus digne ni à un plus actif. Le Gouverneur étendit sa main partout où il y avait péril. Varna ne l’avait point découragé de la croisade; il se rendait compte des défauts de l’organisation militaire auxquels on devait remédier ; il comprenait même, comme le montre sa lettre au pape Eugène IV, qu’il y avait eu dans le désastre jugement et punition de Dieu1. Ce n’était pas, disait-il, une raison pour renoncer à ces guerres où s’était élevée son enfance, à cette tâche poursuivie de ses vœux ardents, l’expulsion des éternels ennemis de la patrie et du Christ2. Il n’attendit même pas que ses pouvoirs de Gouverneur eussent été définis pour assurer la frontière méridionale, menacée surtout par la mauvaise volonté de Drakul et de Brankovics. Il marcha contre Drakul, dont il avait d’ailleurs personnellement à se plaindre : avec cette férocité dont sa grande âme n’a pas su toujours éviter la flétrissure, il le mit à mort ainsi que son fils3, le remplaça par un nommé Dan qui ne valut guère mieux, et tailla en pièces un corps de pillards ottomans.

1 . Non hostilis militiæ, sed judicii divini, plagam retulimus, nostrisque peccatis Barbari tune mansere fortiores. Cette phrase se trouve dans la première lettre d’un recueil inséré dans Schwandtner (2° vol.) et intitulé Epistolarum Joannis de Zredna , D. Gube7'natoris et statuum regni Hungariæ nomine exaratarum volumen. C’est la source la plus importante pour la période 1443-1451.

Page 1