‹ Histoire générale des Hongrois (tome 1)Chapitre 8 sur 179 · C. — Histoires et études de provenance étrangère · texte numérisé non relu

C. — Histoires et études de provenance étrangère

Tous ces ouvrages, excepté quelques descriptions de la Hongrie contemporaine en anglais parmi lesquelles nous signalerons celle de M. Patterson, descriptions qui ne rentrent pas dans un cadre de critique historique, sont écrits en français ou en allemand.

Un livre assurément bien oublié est l’Histoire de Hongrie par de Sacy; pourtant elle est loin d’être sans valeur, car les sources anciennement connues ont été bien consultées par l’auteur. Les travaux de De Guignes sur les Huns sont encore plus anciens. Les tableaux de lvlaproth et l’Histoire des Mongols de d’Ohsson, utile pour l’invasion de 1241, sont, au contraire, beaucoup plus récents; mais presque tout le reste date du grand mouvement de 184b qui éveilla la curiosité de l’Europe occidentale sur les Hongrois peu étudiés jusque-là, et sur les peuples, leurs voisins : de là une série assez considérable d’études spéciales dont quelques-unes doivent trouver ici leur place.

Auguste de Gérando, Français de naissance et Hongrois d’adoption, a décrit la Transylvanie et les mœurs politiques des Magyars. M. Chassin a raconté avec chaleur les exploits de Jean Hunyade, rattachés par lui avec raison à la mission historique de la patrie de ce héros. Amédée Thierry a examiné les légendes hongroises relatives à Attila et à l’origine de la nation. M. Saint-René Taillandier a exposé avec érudition et avec éloquence la lutte de Podiebrad contre Mathias Corvin. M. Mignet a fait connaître, dans ses incomparables Négociations relatives à la Succession d’Espagne, les

NOTICE BIBLIOGRAPHIQUE

relations des mécontents avec les envoyés de Louis XIV. M. Louis Léger nous a rendu service par ses études sur la mythologie slave et les apôtres du Christianisme dans cette région de l’Europe, M. Émile Picot, qui nous permettra bien de ne pas respecter ici l’anonyme, par son ouvrage sur les Serbes de Hongrie. De môme M. Rambaud, à propos de Constantin Porphyrogénète et M. Vivien de Saint-Martin à propos des Khazars, ont contribué à éclaircir les difficiles questions d’oi'igine, questions qui ont été reprises au point de vue géographique et au point de vue philologique par M. de Ujfalvy et M. Hovelacque. Nous avons indiqué nos propres ouvrages dans les notes de l’avant-propos.

Il n’y a guère que deux historiens allemands (non autrichiens) qui se soient occupés spécialement de la Hongrie, Engel, dans un ouvrage qui a vieilli et dont le plan est compliqué, et Selig Cassel. Mais d’abord il faut y ajouter les études d’ethnographie historique de F. H. Millier et de M. Roessler, et les travaux du DrDitz sur l’économie rurale de ce pays, comme aussi la carte ethnographique de M. Kiepert. Ensuite, beaucoup d’historiens allemands sont utiles à consulter sur des périodes distinctes : M. Dümmler et de Gfiesebrecht sur les premières invasions, Raümer sur l’époque des Hohenstaufen ; O. Wolf sur les excursions des Mongols en Europe ; les historiens de la guerre de Trente-Ans, Forster, Schiller, Keym, etc. ; Pfister sur les époques les plus diverses; enfin, MM. de Sybel, Iiæusser et Springer sur la période qui correspond chez nous à la Révolution et à l’Empire.

Notons en terminant les études ethnographiques et philologiques de Max Millier en Angleterre , et de l'héroïque voyageur Gastrén, de M. Donner à Helsingfors, en anglais, en suédois et en allemand, études qui ont contribué à fixer la place des Magyars dans la classification des peuples, et nous pourrons clore cette notice sur les plus importants documents et ouvrages de toutes sortes relatifs à l’histoire de la Hon grie j usq u en. 1815.

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