‹ Histoire générale des Hongrois (tome 1)Chapitre 94 sur 179 · Y. Raumer, Geschichte der Hohenstaufen , V · texte numérisé non relu

Y. Raumer, Geschichte der Hohenstaufen , V

2. La lettre de Frédéric II, datée de son camp de Faventia (3 juillet 1241), est intercalée dans Matth. Paris : « Rex deses et nimis se— curus. . . Il ostium contemptores clati vel nescii, dum inimico vicinante segnes dormitarent, loci nativo munimine confidentes, iy>si more turbinis mirantes, eos circumdabant repentini. »

LES ROIS DE LA RACE D’ARPAD

cause de leurs jambes arquées, mais d’autant plus solides sur leurs chevaux petits, maigres, rapides et patients'. Ils n'étaient pas gênés dans leur course par leurs armes excellentes, mais légères, des arcs justes et sûrs, qui lançaient des flèches de deux pieds, des lances, de petits boucliers en bois ou en cuir ; ils n’étaient pas gênés non plus dans leurs vêtements forts simples et qu’ils portaient jusqu’au jour où ils tombaient en lambeaux, car, selon la loi de Gengis-Ivhan, la vertu la plus essentielle après l’obéissance était la saleté. Ils se nourrissaient de viande presque uniquement, et leurs ennemis leur attribuaient le goût des animaux immondes et de la chair humaine 1 2; ils fabriquaient avec le lait de leurs juments, la liqueur enivrante du Kumis. Les femmes, habillées à peu près comme leurs époux, avec quelques ornements de plus, coiffées d’une sorte de pyramide de bois que surmontait parfois une plume de paon, préparaient les vêtements, la boisson, la nourriture.

Les principaux traits de cette description pourraient s’appliquer également aux invasions des Huns, des Avares, des Hongrois même. Les descendants d’Arpad subissaient donc un fléau semblable à celui que, trois siècles et demi plutôt, leurs pères avaient infligé à l’Europe, mais ils le subissaient plus formidable et plus incapable d’amélioration. Les Mongols, en effet, n’ont jamais songé à s’établir au milieu des peuples civilisés : ils ne voulaient que les soumettre ou les détruire. Les passions qui les dirigeaient offraient un singulier mélange d'indifférence et de fanatisme. A part une certaine vénération pour le Ciel, ils n’avaient aucune croyance

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